COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

Fin d’antennes

Marnach: RTL recherche une alternative



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Le site de Marnach était en service depuis le milieu des années 50. (Photo: Wikipedia)

Le groupe audiovisuel souhaite poursuivre ses services en ondes moyennes malgré le démantèlement des antennes de Marnach. D’autres sites seront examinés en Europe.

Le dossier est stratégique, d’autant que des contrats sont en cours avec des clients externes. La fin annoncée des émissions de programmes radio en ondes moyennes (fréquence 1440 kHz) depuis les antennes de Marnach exploitée par le groupe RTL mérite donc réflexion.   

C’est la raison pour laquelle le groupe média, via le Broadcasting Center Europe (BCE), sa filiale qui opérait ces antennes géantes situées dans le nord du pays (dans la commune de Hosingen), souhaite rester prudent à ce stade.

«L’arrêt de ce service aura un impact important sur notre activité à Luxembourg, mais puisque nous continuerons d’opérer cette transmission en ondes moyennes jusqu’à la fin de l’année pour différents clients, avec contrat en cours, nous ne souhaitons pas le commenter davantage pour l’instant», indique le porte-parole d'RTL.

Et d’ajouter que des solutions pour maintenir ce type d’émission sont envisagées en Europe, outre la transmission par satellite et internet.

Fin irrémédiable cette année

La semaine dernière, le Premier ministre, également en charge des médias, avait indiqué que le gouvernement avait trouvé un accord avec RTL quant à ces antennes et dont la haute puissance était, depuis de nombreuses années, au cœur de litiges avec les habitants et représentants locaux quant à des nuisances.

«Cet accord prévoit que toutes les activités de radiodiffusion sur ce site seront définitivement et irrémédiablement arrêtées à la fin de cette année 2015. Une première antenne a déjà été démantelée. Les équipements résiduels seront démantelés dans la foulée de l'arrêt de la radiodiffusion», précisait Xavier Bettel.

L’État se portera acquéreur du site (quelque 5 hectares) l’an prochain pour en faire une zone d’activité économique spécifique nationale reprise aux plans directeurs sectoriels. Celle-ci aura vocation à accueillir des entreprises actives dans les services audiovisuels et de télécommunication. Une sorte de continuité dans le changement en quelque sorte.