POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

#CelebratingLuxembourg

«Luxembourg: une petite scène qui monte»



lxb.jpg

Dan Gantrel: «Je suis toujours content et fier quand des Luxembourgeois sont reconnus.» (Photo: RTL)

Maison Moderne a choisi de placer l’année 2017 sous le signe de #CelebratingLuxembourg pour mettre en lumière celles et ceux qui contribuent au rayonnement du pays à l’étranger. Dan Gantrel poursuit la série.

Dan Gantrel a reçu sa première planche de skate pour ses 13 ans et depuis, il n’envisage pas la vie autrement que sur ces quatre petites roues. Initiateur, avec Alex Welter, du skatepark Péitruss, il y a organisé la LBX Cup avec des participants de l’Europe entière. Il gère aussi les boutiques Olliewood et Stitch et prouve ainsi que le commerce en ville peut être autre chose qu’une inflation de franchises internationales.

Monsieur Gantrel, votre action et la création du skatepark Péitruss contribuent au rayonnement à l’international du Luxembourg. Quand en avez-vous pris conscience pour la première fois?

«Pendant longtemps, le développement de la scène du skate au Luxembourg passait par des voyages à l’étranger. Il y a une dizaine d’années, on embarquait à cinq, puis à 10, puis à 50 dans des voitures ou des bus pour aller ‘rider’ dans la Grande Région, aux Pays-Bas ou même en Espagne. Aujourd’hui, des skateurs belges, espagnols, allemands, néerlandais et suédois viennent à Luxembourg pour des événements comme la LXB Cup, ou simplement pour découvrir le skatepark. Par exemple, la Team Vans Europe (des professionnels du skate, NDLR) a passé 10 jours à Luxembourg pour filmer et faire des photos. Des personnalités comme Youness Amrani (100.000 abonnés sur Instagram) ou Chris Pfanner (40.000 abonnés) postent des images de Luxembourg avec des commentaires élogieux…

Comment se positionne la scène skate luxembourgeoise à l’international?

«C’est une petite scène qui monte grâce à de nombreux endroits pour s’entraîner, au skatepark Péitruss, mais aussi à Schifflange ou à Hollerich. Il y a de très bons skateurs au Luxembourg, y compris certains qui sont sponsorisés comme des pros. On parle beaucoup d’avoir une représentation aux JO de Tokyo en 2020, où le skate sera sport olympique… Je pense que ça sera faisable. Il faut d’abord que nous mettions en place une fédération pour acquérir une reconnaissance et une crédibilité internationale.

Luxembourg est un pays «fiable, dynamique et ouvert». Reconnaissez-vous Luxembourg dans ces mots clés retenus par le gouvernement?

«Je n’aime pas beaucoup la formule ‘Let’s make it happen’. C’est comme si on n’avait rien fait jusqu’ici. Or, il y a déjà énormément d’initiatives et de projets qui ont été menés. Pour les trois valeurs, oui, je pense que le Luxembourg s’y retrouve. Fiable, sans aucun doute. Dynamique, la plupart du temps, même s’il reste des conservatismes. Ouvert, oui, en général. Mais pas toujours autant qu’il faudrait. Luxembourg reste un pays de réseau et de copinage où il est parfois difficile d’entrer.

Que vous disent vos interlocuteurs à l’étranger sur le Luxembourg?

«Nous avons eu beaucoup de remarques positives après la LXB Cup. Les participants ont été surpris par la ville et ont passé vraiment du bon temps. Beaucoup ont dit qu’ils voulaient revenir, notamment pour le skate et faire la fête.

Et qu’est-ce que vous leur répondez pour leur donner envie de visiter le Luxembourg?

«Je vante les aspects à la fois patrimoniaux et contemporains. Je parle des bars, des restos et de la diversité des paysages. Je leur dis aussi que c’est un cadre propre et sûr.

À quelle occasion étiez-vous particulièrement fier du Luxembourg?

«Je suis toujours content et fier quand des Luxembourgeois sont reconnus pour quelque chose, que ce soit dans le sport, la culture, l’associatif, le business… C’est toujours bon à prendre pour l’image du pays.»

L’aventure #CelebratingLuxembourg continue sur celebratingluxembourg.com pour découvrir toutes les personnalités.

Rendez-vous le 13 décembre pour le grand événement Celebrating Luxembourg.