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Parution

L’urbaniste se transforme en assistant social



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La nouvelle édition de l’hebdomadaire politique, économique et culturel Lëtzebuerger Land est en kiosques dès vendredi. (Photo: Land)

La présentation de l’audit sur le Fonds du logement par PwC; Jacques Linster, «Monsieur Panelux», devient «Monsieur Coboulux» et Franz Fayot (LSAP) propose de prélever des droits de succession en ligne directe. Des thèmes abordés dans le Lëtzebuerger Land qui paraît ce vendredi.

Fin avril, PwC va présenter à Maggy Nagel (DP), ministre du Logement, un audit sur le Fonds du logement. Politiquement, l’avenir du principal acteur public dans le domaine du logement subventionné est cependant déjà tout tracé: Il devrait devenir plus actif dans le locatif, a expliqué la ministre à la mi-décembre à la commission parlementaire du Logement. Et pourquoi pas, car c’est bien là que le bât blesse au Luxembourg, le Fonds du logement, de son côté, ayant perdu de vue sa propre mission sociale, ancrée dans une loi depuis 1979. Que le Fonds devienne un promoteur public qui développe non seulement des logements sociaux, mais également des quartiers entiers, était l’intention de son président Daniel Miltgen, soutenue par le ministre CSV de l’époque, Fernand Boden, dans un changement législatif en 2002. Transformer l’urbaniste en assistant social sera donc une opération politique majeure qui aurait un impact sur tout un secteur.

Un boulanger dans l’abattoir

Dans le milieu de l’agroalimentaire, tous s’attendaient à le voir réapparaître quelque part. Jacques Linster, «Monsieur Panelux» à la retraite? Impensable! Or personne n’imaginait que le boulanger le plus puissant du pays finisse par se retrouver à la tête d’un abattoir. En se reconvertissant en nouveau directeur de l’abattoir Coboulux (plus connu pour son enseigne Emo), l’ancien administrateur général de la fabrique de pain Panelux (plus connu pour son enseigne Fischer) a pris tout le monde de court. La question que se posent aujourd’hui les agriculteurs et les bouchers est: Linster réussira-t-il a recréer avec Coboulux ce qu’il avait réussi avec Panelux? Ce serait un improbable doublé.

Jacques Linster envisage de grandes transformations, et il se donne cinq ans pour faire le tournant. Au journaliste, il déballe un discours commercial fleuve. Il veut une hausse de la qualité, plus de transparence et des critères d’engraissement plus stricts. Il veut créer une nouvelle corporate identity pour les boucheries Emo et redéfinir la marque comme «boucherie de classe supérieure». Il veut se lancer dans le convenience food pour la pause-midi des employés de bureau. Il veut élaborer un concept de marketing, un «Emo-Burger»… Visionnaire ou mégalomane? Le Land a enquêté.

Patrimoine sans mérite

Le Luxembourg est un des rares pays à ne pas prélever de droits de succession en ligne directe, c’est-à-dire sur l’héritage des parents légué aux enfants, fait remarquer le Lëtzebuerger Land dans sa nouvelle édition. Et ce n’est pas seulement le célèbre économiste Thomas Piketty qui y voit une des raisons historiques pour le développement des inégalités sociales: l’héritage favorise l’accumulation et la concentration du patrimoine sans aucun mérite personnel des bénéficiaires. Le député Franz Fayot (LSAP) veut lancer une discussion sur les droits de succession en ligne directe, mais jusqu’à présent, il est bien seul, même au sein de son propre parti. Car tous les partis et syndicats craignent de se faire reprocher de vouloir confisquer la maisonnette familiale. Sauf accident, les droits de successions ne devraient donc pas être à l’ordre du jour de la réforme fiscale annoncée pour 2017.

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La nouvelle édition de l’hebdomadaire politique, économique et culturel Lëtzebuerger Land est en kiosques dès vendredi.