ENTREPRISES & STRATÉGIES
TECHNOLOGIES

Écosystème start-up

L’Incub prend vie et se remplit



dsc_1886.jpg

Déjà choisie pour figurer dans la première édition de Fit4Start, Nomoko, la start-up fondée par Vincent Pedrini a attiré l'attention du groupe Paul Wurth. (Photo: Mike Zenari)

Dernier-né des incubateurs privés luxembourgeois, l’Incub de Paul Wurth a rempli une case restée vide, celle des start-up industrielles. Ces dernières semaines, il finalise des partenariats avec une dizaine de start-up qui viendront l’occuper. Nomoko fait partie des heureuses élues.

Inauguré le 26 octobre en présence de multiples acteurs de l’écosystème start-up, le flambant neuf Incub du géant industriel Paul Wurth a commencé à accueillir ses premiers occupants. Construits dans des anciens locaux de CFL-Multimodal, il occupe 400m2 rue de l’Industrie et dispose de possibilités d’extension.

«Nous avons lancé cet incubateur pour répondre à un manque, mais aussi pour secouer le tissu industriel local. Nous voulons que l’Incub devienne la House of Industry du Luxembourg. Il y a toutes sortes de synergies à créer», cadre Sébastien Wiertz, tête pensante du projet conçu avec le coup de pouce du Technoport et general manager de la structure.

Collaboration ouverte

Si certaines pépites - une dizaine au total sélectionnées sur 40 dossiers internationaux - sur lesquelles mise Paul Wurth sont encore confidentielles, d’autres, comme Vibrationmaster, qui offre diverses solutions de test, CityLity, une app pour les écocitoyens, Evvos, un acteur spécialisé dans les capteurs, ou encore Nomoko, qui conçoit une caméra 3D couplée à un software capable de rivaliser avec la vision humaine, ont déjà commencé à travailler ensemble.

Différents niveaux de collaboration sont prévus. Dans le cas de Nomoko, une collaboration d’un an vient de débuter. «En trois réunions, la décision était prise. Cette rapidité m’a étonné pour un acteur de cette taille. Nous avons des intérêts en commun sur le plan de la modélisation. Je dois dire que nous avons trouvé des interlocuteurs réceptifs et très intéressés. Le cadre flexible nous a plu», partage Vincent Pedrini, fondateur de Nomoko. Au total, 42 personnes pourront travailler à l’Incub, qui combine bureaux privés, salles de réunions et lieux de rencontre. Chacun pourra y trouver son compte.

Expertise à partager

L’intérêt pour celles-ci, outre la visibilité, est d’avoir accès à un carnet d’adresses mondial touffu, de ressources techniques très pointues et, dans certains cas, d’investissements. «Nous ne voulons pas seulement investir dans ces start-up ni leur louer des bureaux, mais leur offrir un soutien, des conseils métiers et technologiques et un regard sur leur business plan et leur société pour transformer un concept en un produit. Nous leur mettons nos ressources internes à disposition. Certaines seront sur site, d’autres viendront quand elles le souhaitent. Notre optique est d’être ouverts et flexibles», poursuit Sébastien Wiertz. «Pour nous, c’est avant tout une occasion d’avoir accès à des technologies nouvelles et qui font sens pour nos métiers.»

Nous allons gagner du temps en développement.

Vincent Pedrini, Nomoko

«Grâce à ce partenariat, nous allons gagner du temps en développement. Nous allons travailler ensemble sur le testing et le proof of concept. Nous avons également envisagé des débouchés que nous n’aurions pas considérés avant. Les applications de notre caméra dans l’industrie sont multiples, notamment dans l’usage des drones», explique Vincent Pedrini, qui ambitionne d’attaquer le marché en 2017 avec un premier produit. Déjà sélectionnée parmi quatre autres start-up pour participer au programme d’accélération Fit4Start, Nomoko emploie aujourd’hui une quinzaine de personnes et se partage entre la Suisse, les États-Unis et le Luxembourg. Installé au Technoport de Belval, Vincent Pedrini viendra profiter de l’Incub de temps à autre.