POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Élections législatives

L’extrême droite en position de force en Autriche



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Au soir de la victoire, Sebastian Kurz a appelé au changement de culture politique en Autriche. (Photo: Twitter)

Le jeune Sebastian Kurz et son parti conservateur, l’ÖVP, sont arrivés en tête des élections législatives en Autriche dimanche.

Les résultats définitifs ne seront connus que jeudi en raison du dépouillement des votes par correspondance, mais Sebastian Kurz a déjà gagné son pari. À 31 ans, celui que d’aucuns décrivent comme le Macron autrichien s’apprête à devenir le plus jeune chef de gouvernement en Europe.

Avec son parti conservateur, le chrétien-démocrate (ÖVP), il est arrivé en tête des suffrages dimanche en Autriche. Sa liste étant créditée de 32% des suffrages, elle devance celle du chancelier sortant, le social-démocrate Christian Kern. La liste de son parti, le SPÖ, obtient 27% des voix, selon les projections.

Le président autrichien, Alexander Van der Bellen, a reconnu la victoire de Kurz qui va désormais pouvoir entamer les négociations en vue de former un gouvernement.

«Je m’engage aujourd’hui à me battre avec toutes mes forces pour un changement dans ce pays, et je vous invite à aller sur ce chemin avec nous», a déclaré Sebastian Kurz au soir de sa victoire. «Il y a beaucoup à faire: il faut établir un nouveau style politique dans ce pays, créer une nouvelle culture.»


Des négociations qui pourraient voir l’arrivée de la formation d’extrême droite, le FPÖ, qui est arrivée en troisième position dimanche soir avec près de 26% des suffrages.

Selon les observateurs, les options sont encore ouvertes pour qu’une coalition se forme avec les sociaux-démocrates, même si le signal de l’électeur fait apparaître la formation d’extrême droite comme la deuxième gagnante du scrutin.

Reste que le FPÖ réclame notamment deux ministères régaliens, les Affaires étrangères et l’Intérieur, pour entrer au gouvernement. L’obtention du premier serait un signal éminemment négatif pour l’Europe. Le second laisserait présager une politique ultra-sécuritaire.