PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS

Convention collective bancaire

L’évolution salariale parmi les priorités du LCGB



Pour le LCGB-SESF, les salariés de la Place «doivent récolter la reconnaissance qu’ils méritent». (Photo: Sven Becker/Archives)

Pour le LCGB-SESF, les salariés de la Place «doivent récolter la reconnaissance qu’ils méritent». (Photo: Sven Becker/Archives)

Quelques jours après l’Aleba et l’OGBL, le syndicat chrétien social a dévoilé quelques-unes de ses revendications, à quelques semaines du début officiel des négociations sur la future convention collective du secteur bancaire. Revue de détail.

Bien qu’en ordre encore dispersé, les revendications des syndicats pour la future convention collective du secteur bancaire sont désormais toutes sur la table. Ou du moins, leurs grandes lignes ont été dévoilées, à quelques semaines du début officiel des négociations entre partenaires sociaux. Après l’Aleba et l’OGBL/SBA, c’est au tour du LCGB-SESF de faire part de sa position.

Tout comme l’Aleba, le syndicat chrétien social s’est basé sur une enquête auprès de ses membres pour fixer ses priorités. Et comme le principal syndicat du secteur, le LCGB entend mettre «les salaires au centre des débats». Présentée comme sa priorité n°1, la thématique répondrait non seulement au «grand mécontentement des salariés» en ce qui concerne «l’absence d’évolution salariale durant ces dernières années», mais aussi sur «la façon dont fonctionne le système de rémunération actuel». En clair, le LCGB juge que «le secteur financier se porte bien» et que «les employés doivent récolter la reconnaissance qu’ils méritent».

Développer la responsabilité sociale des entreprises

Au même titre que l’OGBL, le syndicat présidé par Patrick Dury souhaite mettre l’accent sur une meilleure adéquation entre les différentes catégories de la convention collective et la réalité des métiers et fonctions exercées sur la Place. Car «les six groupes de fonction ont une incidence directe sur la rémunération des salariés». Même argumentaire en ce qui concerne la mise en place d’une meilleure comptabilisation du temps de travail, avec en visée «un meilleur contrôle des heures prestées» ou «des actions pour contrer les dépassements des durées maximales du temps de travail». Sans oublier une amélioration «de l’accès au temps partiel» ou «un meilleur encadrement de certaines formes d’horaires de travail».

Face à l’évolution des métiers de la Place, le LCGB réclame d’ores et déjà que certaines mesures mises en place lors des précédentes conventions collectives sur la protection des emplois et de l’employabilité des salariés soient revues. Objectif revendiqué: «les rendre plus efficaces». Comme l’ensemble des représentants de salariés, le syndicat entend également mettre en place «une politique sectorielle de prévention des risques psychosociaux», ainsi que la responsabilité sociale des entreprises.

Aleba, OGBL/SBA et LCGB-SESF se réuniront en septembre pour dévoiler leurs revendications détaillées et mettre en place un catalogue commun de revendications qu’ils présenteront à l’ABBL. Cette dernière se refuse encore à tout commentaire, indiquant être «en pleine phase de préparation». Selon le rapport annuel de l’ABBL, le secteur bancaire employait 25.897 personnes en 2015.