COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

MyClimate Foundation

Lever les ambiguïtés



La soirée finale de l’opération MyClimate annoncée par paperJam lors de son dixième anniversaire aura lieu le 6 octobre. (Photo: Luc Deflorenne/archives)

La soirée finale de l’opération MyClimate annoncée par paperJam lors de son dixième anniversaire aura lieu le 6 octobre. (Photo: Luc Deflorenne/archives)

MyClimate Foundation a tenu pour la première fois au Luxembourg, l’annuel «partnermeeting» de ses représentants à travers le monde. L’occasion, pour la Fondation comme pour MyClimateLux asbl de faire le point sur leurs activités, leur pourquoi et leur comment. La soirée finale de l’opération MyClimate annoncée par paperJam pour son dixième anniversaire est programmée le 6 octobre à l'occasion du Grand Cocktail Explorator.

Ces représentants sont venus du Canada, de Norvège, de Suède, de Grèce, d’Inde, de Nouvelle-Zélande et de Turquie. Ils ont rencontré, trois jours durant, leurs partenaires grands-ducaux. Objectif, faire le point annuel des activités de MyClimate Foundation – des activités qui se répartissent dans le monde entier – et de ses représentants locaux dans ces pays.

René Estermann, CEO de MyClimate Foundation a d’abord rappelé que cette institution a été créée en 2001, au départ de l’Université de Zurich, suite à un colloque qui, au Costa Rica, s’était attaché aux difficultés nées du changement climatique. On le sait, l’agenda politique est de ne pas dépasser une variante de 2° d’ici 2050. «C’est un défi global à prendre du point de vue global, en déterminant des solutions globales et en désignant qui doit réduire ses émissions, de combien, quand, etc. Bien sûr, il y a des conséquences locales au réchauffement climatique, sur lesquelles on peut travailler localement mais qui, in fine, ne serviront à rien si elles ne s’inscrivent pas dans des actions globales, qui auront d’ailleurs aussi des retombées locales.»

Deux niveaux

MyClimate Foundation et ses partenaires dans le monde travaillent à deux niveaux. D’abord proposer et mettre en œuvre des projets permettant de diminuer la consommation d’énergies fossiles et donc de contrer le réchauffement climatique. Ce qui, au départ, passe par une sensibilisation des populations, sensibilisation dont le CEO reconnaît qu’elle est toujours insuffisante. Mais, outre la mise en œuvre d’énergies renouvelables, reste la problématique des émissions résiduelles et inévitables de CO2. Et c’est là l’un des points forts – et essentiels – de l’action de MyClimate Foundation et de ses partenaires: le rachat, sur base volontaire, tant par des entreprises que des institutions et des particuliers, de ces émissions inévitables. «C’est une manière d’agir dans son propre contexte de responsabilité», souligne René Estermann. Qui remarque au passage l’efficacité de la Foundation puisque 80% des fonds vont à des projets, pour seulement 20% aux coûts administratifs.

Ces compensations financières des émissions permettent de réaliser des projets concrets de réduction des gaz à effet de serre et de consommation des énergies fossiles – bois compris, et l’on sait combien, en Afrique et en Asie, l’utilisation du bois comme combustible de cuisine et autre est source de CO2 et de déforestation – par la mise en œuvre de technologies qui n’auraient pas pu être appliquées dans ces pays et régions sans cet apport financier. Sans oublier le transfert de savoir-faire qui doit aller de pair.

Le tout amène en outre à un développement durable qui n’est pas sans importante et positive retombée sociale et économique locale, assorti de la création de nouveaux marchés, porteurs d’emplois.

Dix ans de paperJam

Parce que, dans l’opinion publique, la notion de «projet» est assez floue, MyClimate tient à insister sur le fait que chacun de ces projets suit un très long parcours non seulement avant d’être approuvé (ou refusé), mais aussi après sa mise en œuvre. Pour mesurer sa valeur et son efficacité, il passe par des analyses effectuées par des organismes indépendants. Idem pour en mesurer les résultats. Ce qui est une manière de pouvoir prouver à ceux qui compensent leurs émissions que leur argent est bien et très utilement utilisé. Ce qui explique que MyClimate est dans le top 3 mondial des porteurs de projets de compensation.

Au Luxembourg, MyClimateLux asbl a été constituée par Enovos, energieagence et le CRP Henri Tudor. Ces deux derniers partenaires travaillent au monitoring et à l’audit, tandis qu’Enovos se concentre à la fois sur la sensibilisation – déterminante – et sur le marketing des solutions totales proposées par MyClimateLux.

A noter que la soirée finale de la grande opération MyClimate lancée par paperJam dans le cadre de son dixième anniversaire aura lieu lors du Grand Prix Explorator, le 6 octobre à la Rockhal, à Esch-sur-Alzette.

Cette opération avait pour but de sensibiliser les entreprises et institutions pour les encourager à réfléchir à leur positionnement dans le domaine du changement climatique et à l'utilisation des ressources énergétiques, ainsi qu'à la compensation volontaire des émissions de CO2.

Plus concrètement, il s'agissait aussi de réunir 100.000 euros au bénéfice de MyClimateLux, somme récoltée auprès de 100 entreprises marraines de l'opération.