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Nomination

Les trois options de Trump pour la Fed



Janet Yellen, à la tête de la Fed ces quatre dernières années, n’a pas démérité, mais a sans doute le tort d’avoir été nommée par Obama. (Photo: Licence C. C.)

Janet Yellen, à la tête de la Fed ces quatre dernières années, n’a pas démérité, mais a sans doute le tort d’avoir été nommée par Obama. (Photo: Licence C. C.)

Donald Trump devrait annoncer ce jeudi le nom du prochain président de la Fed. L’actuelle présidente, Janet Yellen, est toujours dans la course, mais l’option de sa reconduction ne tient pas la corde.

Élue en février 2014 à la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed), Janet Yellen (71 ans) terminera donc bientôt son mandat de quatre ans. Son remplaçant pourrait être annoncé avant la fin de la semaine par le président Donald Trump. Selon des responsables américains, le choix devrait être révélé ce jeudi.

D’après la presse américaine, la liste des possibles élus se réduit à deux noms. Trois si l’on accepte l’idée que Yellen puisse repartir pour un second mandat. Mais celle-ci avait été placée à la présidence de l’institution monétaire par Barack Obama, donc le camp démocrate.

«J’ai quelqu’un de très précis en tête et je pense que tout le monde sera très impressionné», avait laissé entendre Donald Trump la semaine dernière.

Au départ, le président travaillait sur une liste de cinq noms. Mais son choix devrait désormais se faire entre Jerome Powell (64 ans), qui siège déjà au conseil des gouverneurs de la Fed, et John Taylor (71 ans), un professeur d’économie de l’université de Stanford, spécialisé dans les politiques monétaires et notamment le calcul des taux directeurs.

«J’ai quelqu’un de très précis en tête et je pense que tout le monde sera très impressionné»

Donald Trump, président des États-Unis

Considéré comme un faucon, Taylor a l’appui des ultra-conservateurs, ce qui pourrait jouer en sa défaveur dans le cas présent. Powell, ancien banquier d’affaires nommé au conseil des gouverneurs de la Fed par Obama en 2012, est également conservateur, mais dans le camp des modérés. C’est vers lui que s’orientent actuellement les paris.

L’option Yellen reste toutefois ouverte. S’il a ouvertement critiqué la politique de l’actuelle présidente de la Fed pendant sa campagne électorale, Trump a peu à peu tempéré ses propos au vu des bons résultats de l’économie américaine et a, récemment, été jusqu’à la juger «impressionnante».

Les paris restent donc ouverts, mais contrairement à la Banque centrale européenne, la Fed a déjà amorcé la remontée des taux d’intérêt – la première décision en ce sens date de décembre 2015 – et il est prévu que Janet Yellen desserre encore un peu la vis avant la fin de cette année.