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Grande Région

Les recommandations du Comité économique et social



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Le groupe de travail du CESGR en charge du sujet des transports recommande au Sommet des exécutifs de «veiller à ce que les différents modes de transport ne soient pas inutilement mis en concurrence, mais d’inciter les entreprises et citoyens [du territoire] à utiliser le moyen de transport le plus approprié à leur trajet». (Photo: paperJam / Archives)

La présidence luxembourgeoise du Comité économique et social de la Grande Région s’est achevée il y a quelques jours. C’est désormais la Sarre qui est aux manettes, l’occasion de faire le bilan sur les principales recommandations du Comité.

Économie, emploi, formation, transports, santé... Tous ces sujets ont été abordés ce mardi à l’occasion d’une conférence de presse du Comité économique et social de la Grande Région (CESGR). Le CESGR, qui était sous présidence luxembourgeoise sur la période 2017-2018 et qui est composé de 36 membres, soit six par région.

Le Grand-Duché passe à présent la main à la Sarre pour les deux prochaines années, et l’heure était ce mardi au bilan des recommandations faites par le CESGR au Sommet des exécutifs de la Grande Région.

Créer un Fonds de la Grande Région

Quatre groupes de travail ont ainsi été formés. Celui dédié à l’économie et au développement durable incite le Sommet à se pencher sur la création d’un Fonds de la Grande Région, «en recourant le cas échéant aux fonds européens existants et à la Banque européenne d’investissement, afin de financer des projets transfrontaliers d’intérêt grand régional», explique Jean-Claude Reding, président sortant du CESGR.

Concernant les transports, «la mobilité est un défi majeur au sein de la Grande Région», appuie Jean-Claude Reding. Et le groupe de travail du CESGR en charge de ce sujet recommande au Sommet des exécutifs de «veiller à ce que les différents modes de transport ne soient pas inutilement mis en concurrence, mais d’inciter les entreprises et citoyens [du territoire] à utiliser le moyen de transport le plus approprié à leur trajet».

Une coopération en matière d’aide médicale d’urgence

Pour ce qui est de l’emploi et de la formation, le groupe de travail dédié recommande, «en raison de l’importance croissante du marché du travail transfrontalier dans le développement socio-économique de nos régions», de soutenir l’Observatoire interrégional du marché de l’emploi et «son réseau d’instituts spécialisés, ainsi que la Task Force Frontaliers 2.0».

Dans le domaine de la santé et de la silver economy, le Sommet des exécutifs est «prié» de mettre en œuvre une stratégie de coopération en matière d’aide médicale urgente dans la Grande Région. «L’idée serait de pouvoir être pris en charge dans l’hôpital le plus proche au sein de la Grande Région plutôt que de devoir se rendre dans un hôpital de son pays», explique Oliver Groll, nouveau président du CESGR pour la période 2019-2020.