POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Sommet européen

Les négociations patinent sur le Brexit



David Cameron veut pouvoir rentrer ce soir à Londres avec un accord à présenter. (Photo: Wikimedia commons)

David Cameron veut pouvoir rentrer ce soir à Londres avec un accord à présenter. (Photo: Wikimedia commons)

Toujours pas de fumée blanche après les négociations de la nuit dernière à Bruxelles. Il reste une journée à David Cameron pour obtenir les concessions de ses partenaires pour éviter un Brexit.

Le sommet européen qui se tient ce jeudi et vendredi à Bruxelles n’a toujours pas abouti à un accord entre Londres et ses autres partenaires. Hier, les discussions se sont poursuivies jusqu’à 2 heures du matin sans que le Premier ministre britannique, David Cameron, ait obtenu des conditions à pouvoir présenter à son Parlement.

Le compromis proposé par les «27» pour éviter un Brexit, une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, est sur la table depuis deux semaines. Mais des désaccords persistent. Londres voudrait notamment pouvoir restreindre l’accès aux droits sociaux pour les résidents étrangers pour une durée minimum de sept ans. Une proposition qui déplaît aux membres issus de l’ancien bloc de l’Est, Pologne, Tchéquie, Slovaquie et Hongrie.

Le Premier ministre belge, Charles Michel, a insisté de son côté pour que les concessions éventuellement accordées à David Cameron soient annulées en cas de victoire du «non» lors du référendum qu’il compte organiser.

Acculé par le camp des eurosceptiques britanniques, Cameron avait en effet promis un référendum afin de voir si le Royaume-Uni devait rester dans l’UE. S’il obtient satisfaction sur ses revendications (un fédéralisme limité, un droit de regard sur l’Eurozone, etc.), il promet de faire campagne pour le «oui» au maintien dans l’Union.

Hier, il a plaidé pour obtenir un «accord crédible aux yeux des Britanniques» et qui règle la présence de son pays au sein de l'UE pour une génération.

Retour gagnant?

Le Premier ministre britannique espère ainsi rentrer au pays ce vendredi soir avec un accord en poche. À ce moment, il lancerait le processus afin d’organiser le référendum dans le courant du mois de juin prochain.

À la veille du Sommet de Bruxelles, Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, avait estimé qu’il n’y avait pas de place pour un «plan B». La seule issue pour lui est un maintien de la Grande-Bretagne dans l’espace européen. Les paris vont effectivement sur une solution négociée pour ce vendredi.