POLITIQUE & INSTITUTIONS — Institutions

Étude Eurostat

Les jeunes face au risque de pauvreté



«Les individus sont identifiés comme étant menacés de pauvreté si leur revenu disponible équivalent est inférieur à 60% du revenu disponible équivalent médian après prise en compte des transferts sociaux», explique l’institut statistique. (Photo: Shutterstock)

«Les individus sont identifiés comme étant menacés de pauvreté si leur revenu disponible équivalent est inférieur à 60% du revenu disponible équivalent médian après prise en compte des transferts sociaux», explique l’institut statistique. (Photo: Shutterstock)

Une étude d’Eurostat révèle que le Luxembourg est le deuxième pays de l’Union européenne où le risque de pauvreté chez les 18-24 ans est le plus élevé.

Les jeunes âgés de 18 à 24 ans ont un risque de pauvreté élevé au Luxembourg. C’est ce qui ressort d’une étude d’Eurostat publiée ce mardi. Le pays est à la deuxième position de ce classement, avec une proportion de 20% chez les jeunes. Le Grand-Duché se classe derrière la Roumanie, dont le pourcentage de jeunes «ayant un emploi et menacés de pauvreté en 2017» atteint 28,2%.

Au niveau de l’Union européenne, cette proportion était estimée à 11%, soit 1,1 point de pourcentage de moins que pour 2016. Cette proportion a diminué chaque année depuis le sommet atteint en 2014 (12,9%).

Un salaire médian trop élevé

Le taux de risque de pauvreté pour l’ensemble de la population active de l’UE était de 9,4% en 2017 et a varié autour de 9,5% depuis 2014. En revanche, trois pays avaient des taux inférieurs à 5%: la Tchéquie (1,5%), la Slovaquie (3,8%) et la Finlande (4,2%).

Ce fort risque de pauvreté chez les jeunes au Luxembourg s’explique par la façon dont Eurostat calcule cette proportion. «Les individus sont identifiés comme étant menacés de pauvreté si leur revenu disponible équivalent est inférieur à 60% du revenu disponible équivalent médian après prise en compte des transferts sociaux», explique l’institut statistique. Or, le revenu pour un niveau de vie médian dans le pays étant élevé comparé à d’autres États européens, il semble logique que les 18-24 ans ne puissent pas atteindre cette barre des 60%.