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Emploi

Les intérimaires moins satisfaits



Mario Paras (Tempo-Team): «Les intérimaires sont à la recherche d’un emploi intéressant et stimulant.»  (Photo: David Laurent/Wide)

Mario Paras (Tempo-Team): «Les intérimaires sont à la recherche d’un emploi intéressant et stimulant.» (Photo: David Laurent/Wide)

Tempo-Team vient de dévoiler son étude annuelle relative à la satisfaction des travailleurs au Grand-Duché.

Tempo-Team, prestataire incontournable de services RH, vient de présenter les résultats de son baromètre annuel relatif à la satisfaction des travailleurs au Luxembourg. «Une meilleure compréhension des motivations du travailleur et de l’employeur doit nous aider à mieux assurer notre rôle sur le marché de l’emploi, à offrir de meilleurs services à nos clients», a introduit Marios Paras, managing director de Tempo-Team Luxembourg. Le prestataire a mené une enquête, en janvier 2011, auprès de 314 travailleurs fixes et 81 intérimaires sur la place. Cette étude a également été menée en Belgique, au Pays-Bas, en Allemagne et au Portugal. Son objet? La satisfaction des travailleurs et leurs aspirations en vue de l’améliorer.

On découvre ainsi que, globalement, les intérimaires et les travailleurs fixes cherchent des aspects professionnels équivalents. «Ils sont à la recherche d’un emploi intéressant et stimulant, d’un bon équilibre entre vie privée et vie professionnelle, explique Marios Paras. Il faut toutefois souligner quelques nuances. Les intérimaires estiment qu’un bon salaire et des perspectives de carrière sont plus importants. Alors que les travailleurs fixes privilégient, entre autres, une communication ouverte au sein de l’entreprise.»

Diminution de l’impact de la crise

Il apparaît que, par rapport à l’étude précédente, le fait de se trouver dans une entreprise financièrement saine semble moins important pour les travailleurs fixes. «On pourrait expliquer cela par une diminution de l’impact de la crise», explique Marios Parras. Dans l’ensemble, l’étude démontre que, par rapport à l’année dernière, les travailleurs dans le cadre d’un emploi fixe sont plus satisfaits de leur situation. A la question «Dans quelle mesure êtes-vous satisfait en général de votre travail?», ils ont répondu par une note moyenne de 7,1/10. A la même question, un an plus tôt, la moyenne était de 6,5. Ces travailleurs, selon Tempo-Team, sont très satisfaits des conditions de sécurité au travail ou encore de leur formation pour leur fonction. Par contre, ils ne sont pas satisfaits des perspectives de promotion qui s’offrent à eux et se plaignent du stress. «Les Luxembourgeois ressentent plus de pression au travail par rapport à l’année dernière», indique le managing director. Pour augmenter la motivation de ces travailleurs fixes, Tempo-Team, en s’appuyant sur cette étude, préconise plusieurs choses. «Les possibilités de croissance personnelle et les perspectives de promotion restent cruciales, ajoute Marios Parras. D’autre part, la fierté du travail et un bon manager restent aussi des éléments importants pour stimuler leur épanouissement.»

Satisfaction en recul

Pour les intérimaires, au contraire, la satisfaction est en recul. En moyenne, les 81 personnes interrogées ont donné un indice de satisfaction de 6,4/10 en 2011, alors qu’il était de 7,2 en 2010. «Les intérimaires sont surtout insatisfaits des perspectives de promotion, des possibilités de formation supplémentaire et de la sécurité d’emploi», ajoute le managing director de Tempo-Team. Pour stimuler la satisfaction des intérimaires, selon le prestataire, il importe de travailler sur le management et de leur offrir de meilleures possibilités d’épanouissement personnel. «De notre côté, nous avons l’obligation d’améliorer le cadre professionnel et de vie des travailleurs intérimaires, en capitalisant notamment sur la formation ou encore en leur permettant d’accéder plus facilement à des avantages, comme les emprunts bancaires par exemple», ajoute Marios Paras.

Enfin, Tempo-Team constate une diminution de la flexibilité des travailleurs fixes, moins disposés, entre autres, à faire des heures supplémentaires ou à changer d’emploi. En interne, toutefois, ils se disent plus enclins à changer de fonction. «Les intérimaires, eux, sont plus ouverts à un changement d’emploi. Ils changent surtout en raison du salaire, des perspectives de carrière ou pour bénéficier d’une plus grande sécurité d’emploi», ajoute Marios Paras.