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Revue de presse

Les frontaliers belges «harcelés» selon Bettel



Pour Xavier Bettel, le Luxembourg doit rester attractif pour les frontaliers belges.  (Photo: RTL)

Pour Xavier Bettel, le Luxembourg doit rester attractif pour les frontaliers belges. (Photo: RTL)

Le Premier ministre poursuit sa tournée des médias limitrophes pour éteindre l'incendie LuxLeaks et prôner la transparence fiscale internationale. L'occasion aussi, sur l'antenne de Bel RTL, de parler du sort des frontaliers belges.

Le Premier ministre était «L'invité de la rédaction» ce matin sur Bel RTL. L'interview, réalisée depuis les studios du groupe RTL au Kirchberg, a essentiellement traité de l'affaire des LuxLeaks qui embarrasse le gouvernement tant au niveau national quant à sa communication qu'au niveau international quant aux règles appliquées au Luxembourg en matière de rulings.

Tout comme sur France 3 samedi dernier, Xavier Bettel a défendu la légalité des décisions anticipées en matière fiscale qui sont légion dans 22 pays.

Coup de coude aux intérêts notionnels

On retiendra tout de même le coup de coude au voisin belge en mentionnant les intérêts notionnels, arme fiscale utilisée de l'autre côté de la frontière pour attirer entreprises et autres groupes internationaux.

Selon le chef du gouvernement, les attaques contre le Luxembourg en sont donc d'autant plus injustifiées, ce qui n'empêche pas que les impôts doivent être dus, que l'on soit un particulier ou une entreprise.

Pour Xavier Bettel, dans ce cadre, «le bilatéral ne sert à rien, c'est l'OCDE que doit prendre les rennes», a-t-il ajouté, plaidant pour un «level playing field».

Une situation «contre-productive»

Quelques jours après la visite du Premier ministre belge Charles Michel, l'interview a toutefois permis d'aborder quelques dossiers bilatéraux, dont le sort réservé aux frontaliers belges qui se voient de plus en plus pressés par le fisc de leur pays de résidence de fournir preuves et documents de leur occupation professionnelle effective au Luxembourg. «J'en ai parlé avec Charles Michel», a déclaré Xavier Bettel.

«On peut presque parler de harcèlement des contributions belges.» Et d'ajouter que «certains Belges ne trouvent plus d'emploi au Luxembourg, car le patron a peur des tracasseries administratives. C'est contre-productif». Un discours pro-frontaliers qui occupera certainement l'agenda du conseil de gouvernement conjoint que doivent tenir les exécutifs belge et luxembourgeois en février prochain.