POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Énergie

L’éolien plutôt que le nucléaire



L'accord signé vise à exploiter le potentiel éolien de la mer du Nord et son intégration au marché européen de l'énergie. (Photo: DR)

L'accord signé vise à exploiter le potentiel éolien de la mer du Nord et son intégration au marché européen de l'énergie. (Photo: DR)

Le Luxembourg a signé ce lundi un accord visant à promouvoir le développement de l’éolien en mer du Nord, en profitant pour rappeler qu’il était opposé à l’utilisation de fonds européens pour la recherche consacrée au nucléaire.

Le Luxembourg a signé ce lundi, avec huit de ses partenaires européens (l'Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, l'Irlande, la Norvège, les Pays-Bas et la Suède), un plan d’action et de coopération visant à développer l’énergie éolienne en mer du Nord et son intégration au marché européen de l’énergie.

Cette coopération entre ces neuf États dans le domaine de l’éolien s’exprimera notamment en matière de planification de l’espace exploité.

Les signataires, voisins directs ou indirects de la mer du Nord, ambitionnent de mieux développer le réseau électrique pour pouvoir traiter des volumes importants d'énergie produite par les éoliennes en mer et les faire circuler sur tout le marché intérieur, grâce à des interconnexions améliorées.

Nouvelle charge contre le nucléaire

Partie prenante de ce plan d’action, le gouvernement néerlandais, qui assure actuellement la présidence du Conseil de l’Union européenne, a souligné que l'accord signé lundi à Luxembourg – dans le cadre d’un conseil énergie de l’Union européenne – visait non seulement à réduire les coûts de construction de fermes éoliennes en pleine mer, mais aussi à mieux harmoniser les réglementations nationales pour la gestion du réseau, les subventions, ou encore les permis de construire.

Signataire de cet accord pour le Grand-Duché, le ministre de l’Économie, Étienne Schneider, en a profité pour rappeler son opposition totale à l’utilisation du budget de l’Union européenne pour la recherche dans le domaine des nouvelles technologies nucléaires.

«Je suis respectueux des traités et de la liberté de chaque État membre pour définir son mix énergétique et établir, s’il le souhaite, des coopérations technologiques avec d’autres partenaires de l’UE et hors de l’UE, y compris dans le domaine nucléaire», a-t-il notamment déclaré. «Mais je ne peux absolument pas accepter que la promotion de la recherche nucléaire se fasse avec des fonds européens.»