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Légalisation du cannabis, sujet électoral



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Dans ce numéro, le Land revient sur la position des partis politiques à propos de la question de la légalisation du cannabis. (Photo: d'Lëtzebuerger Land)

Chaque semaine, Paperjam.lu vous propose de découvrir les grands dossiers qui font la une du Lëtzebuerger Land. Cette semaine, la législation du cannabis revient sur le devant de la scène en vue des élections d’octobre.

Juste avant les législatives d’octobre, les partis politiques redécouvrent la question de la légalisation du cannabis. Ou, plus précisément: ce furent les initiateurs de la pétition 1031 sur ce sujet et les milliers de signataires qui ont (re)mis le sujet controversé à l’ordre du jour politique. Car si déjà l’actuelle coalition LSAP-DP-Verts promettait, dans son accord de coalition de 2013, d’analyser en profondeur la politique sur les drogues, rien n’a été fait en cinq ans. Bien que les anciens sceptiques du LSAP et du DP semblent garder leurs réserves quant à cette idée d’une dépénalisation de la consommation du cannabis, leurs programmes électoraux prennent plus clairement position en faveur de sa légalisation. Or, le débat autour de la consommation de cette substance psychoactive est un peu vieux jeu et ignore de récentes études scientifiques, qui ne la considèrent plus forcément comme inoffensive. Il se pourrait donc que l’attitude libérale que semblent afficher les partis ne tienne que jusqu’au 14 octobre.

Tournée générale

En 2013, bon nombre d’électeurs conservateurs avaient voté pour les libéraux. Pour éviter qu’ils ne retournent chez le CSV en octobre, le DP ne lésine pas sur les moyens. Son programme électoral s’ouvre, d’une façon un peu surprenante, avec la politique fiscale et annonce aux particuliers et aux entreprises une nouvelle réforme de l’imposition. Le parti qui plaidait, il y a une décennie encore, pour le principe libéral des services publics fournis au prix de revient, promet désormais la gratuité des transports publics, de l’éducation musicale et même des livres pour le préscolaire. Tandis qu’il sema encore en 2013 la panique en prédisant l’effondrement de l’assurance vieillesse à moyen terme, il déclare aujourd’hui que «la situation actuelle de l’assurance sociale est saine».

Millet «made in Luxembourg»?

Les tiges de maïs sont sous-développées, les prés desséchés et les patates trop petites, mais comme il y a eu beaucoup (trop) de pluie au printemps, la sécheresse est jusqu’ici beaucoup moins sévère au Luxembourg que dans les pays voisins. L’irrigation et l’arrosage ne sont pas une option pour l’agriculture pour une simple raison: «nous n’avons pas l’eau nécessaire», dit le directeur de l’Administration des services techniques de l’agriculture (Asta), Marc Weyland. Ce manque d’eau est par ailleurs un des principaux obstacles au développement du maraîchage et de l’arboriculture tel que prévu dans les conclusions Rifkin, selon une récente analyse de l’administration. Afin de s’adapter au changement climatique, il y a les assurances avec le développement de nouveaux types de contrats et la recherche de nouvelles cultures plus résistantes. Comme «le millet, le soja ou d’autres cultures venant d’Afrique», selon Marc Weyland, car après tout, «il y a 50 ans, personne ne parlait de maïs par ici».