POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Inauguration de stations

Le tram roule entre précampagne et protestations



Pierre Gramegna, ministre des Finances, était lui aussi présent ce vendredi pour l’inauguration des nouvelles stations du tram, au même titre qu’une vingtaine d’autres politiques, dont François Bausch et Lydie Polfer. (Photo: Anthony Dehez)

Pierre Gramegna, ministre des Finances, était lui aussi présent ce vendredi pour l’inauguration des nouvelles stations du tram, au même titre qu’une vingtaine d’autres politiques, dont François Bausch et Lydie Polfer. (Photo: Anthony Dehez)

La mise en exploitation réelle des trois stations permettant au tram de desservir d’autres zones que le Kirchberg a été marquée par un double phénomène ce vendredi. D’un côté, la présence en nombre de politiques, de l’autre, la tenue d’un piquet syndical.

Au vu des fortes attentes générées par le tram en matière de simplification de la mobilité dans la capitale, l’achèvement d’étapes importantes du projet se révèle être des marqueurs temporels à ne pas rater. Ce vendredi, date d’inauguration d’un nouveau tronçon de trois stations, n’a donc pas échappé à la règle.

Bien que ne représentant qu’un trajet de deux kilomètres supplémentaires, ce dernier permet au tram d’étendre son rayon d’action au-delà du seul Kirchberg. D’où les célébrations mises en place par Luxtram, auxquelles ont participé bon nombre d’hommes et de femmes politiques. Ils étaient ainsi une vingtaine à avoir été présents tout au long de la matinée.

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Aux côtés de François Bausch (Déi Gréng), ministre du Développement durable et des Infrastructures, Claude Turmes (Déi Gréng), secrétaire d’État au Développement durable et aux Infrastructures et de Lydie Polfer (DP), bourgmestre de la capitale, représentant les deux actionnaires de Luxtram, figuraient ainsi bon nombre d’autres élus. Que ce soit des membres du gouvernement, comme Pierre Gramegna (DP), ministre des Finances, ou Carole Dieschbourg (Déi Gréng), ministre de l’Environnement, des députés comme Max Hahn (DP), Claude Lamberty (DP), Eugène Berger (DP), Claude Wiseler (CSV), Henri Kox (Déi Gréng) ou Josée Lorsché (Déi Gréng) et bien évidemment des mandataires communaux.

Que ces derniers siègent au sein du conseil échevinal – comme Serge Wilmes (CSV), premier échevin, ou Patrick Goldschmidt (DP), échevin à la mobilité – ou dans l’opposition. Que ce soit Marc Angel (LSAP) ou Cathy Fayot (LSAP), mais aussi les représentants de Déi Gréng avec Sam Tanson et François Benoy, accompagnés de certains candidats écologistes aux législatives, comme Stéphanie Empain ou Charles Margue. Tous n’auront pas été avares de photographies et de messages, contexte préélectoral oblige.

 

Au point que le voyage inaugural du tram entre Luxexpo et la place de l’Étoile aura été marqué par une improvisation par rapport au programme initial, avec une sortie des responsables politiques pour aller à la rencontre des dirigeants de la compagnie d’assurances installée au pied du nouveau terminus du tram, AXA.

Mais à ce cortège s’est ajouté celui de l’OGBL et de la FNCTTFEL-Landesverband, venus manifester contre les propositions actuellement sur la table dans le cadre des négociations de la convention collective au sein de Luxtram. Un piquet de protestation composé de quelques dizaines de personnes, mais qui a réussi à marquer les esprits, car situé sous le regard direct des décideurs politiques.

Les manifestants sont parvenus à échanger quelques mots avec le ministre de tutelle de Luxtram, ce dernier ne pouvant échapper à ce comité d’accueil, le programme prévu par Luxtram obligeant les officiels à effectuer à pied la distance entre la station Faïencerie et la station Theater, où se tenaient les discours officiels.