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Mobilité

Le patronat belge prône une taxe kilométrique



Pour la FEB, il faut «taxer l’usage de la voiture plutôt que sa possession» (Photo: DR)

Pour la FEB, il faut «taxer l’usage de la voiture plutôt que sa possession» (Photo: DR)

La Fédération des entreprises de Belgique propose de remplacer la taxe de circulation par une taxe kilométrique calculée sur base de l’heure du trajet, du lieu, et des performances environnementales des véhicules. Une proposition «ubuesque», selon le ministre wallon de la Mobilité, René Collin.

La Fédération des entreprises de Belgique (FEB) vient de se prononcer pour trois mesures à mettre en œuvre pour répondre aux problèmes de mobilité dans le royaume, ont indiqué ce lundi nos confrères du Soir.

La première serait d’introduire une taxation kilométrique à l’usage, en lieu et place de la taxe de circulation, payable annuellement et calculée sur base de la cylindrée et de la puissance fiscale des véhicules.

«Ce qu’il faut, c’est taxer l’usage de la voiture plutôt que sa possession», estime Pieter Timmermans, l’administrateur délégué de la FEB, selon lequel la taxe au kilomètre serait modulée en fonction de l’heure du trajet, du lieu et des performances environnementales des véhicules.

Livraisons de nuit

Pieter Timmermans s’est également prononcé pour un budget mobilité remplaçant entièrement ou en partie la voiture de société, de même que pour la possibilité d’effectuer des livraisons de nuit avec des véhicules silencieux, affirmant que les employeurs et les travailleurs y sont favorables.

Réagissant à la proposition de taxer les véhicules au kilomètre, le ministre wallon de la Mobilité, René Collin, l’a qualifiée d’«ubuesque».

«En Wallonie, les ruraux représentent près de 40% de la population. Ils ne sont pas confrontés aux bouchons des villes mais à la carence de solutions de transport public. La voiture est leur indispensable outil de travail et auxiliaire de vie», a-t-il encore souligné dans un communiqué.