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Le Maire cède du terrain sur la taxation des Gafa



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À l’issue de la réunion, le ministre français a toutefois tenu à conserver son optimisme, déclarant: «Le consensus est très large parmi les États européens pour adopter la directive sur la taxation des géants du numérique. Seuls trois pays sur 28 s’y opposent encore.» (Photo: Shutterstock)

Le ministre français de l’Économie et des Finances s’est dit «ouvert» à un report de l’entrée en vigueur du projet de taxe européenne sur le numérique ce mardi, en marge d’une réunion des 28 ministres des Finances de l’UE organisée à Bruxelles.

Légère reculade pour Bruno Le Maire dans le cadre du projet de taxation des Gafa. Alors que le ministre français de l’Économie et des Finances semblait il y a encore quelques semaines optimiste quant à un accord d’ici la fin de l’année, il s’est dit mardi «ouvert à un report de l’entrée en vigueur pour laisser le temps à l’OCDE de faire une proposition plus complète», comme le rapportent plusieurs médias. 

Bruno Le Maire s’est exprimé à l’occasion d’une réunion des 28 ministres des Finances de l’UE organisée à Bruxelles. Il lâche en quelque sorte du lest face à Berlin, qui, par la voix de son ministre des Finances Olaf Scholz, s’est prononcé lundi pour une application de la taxe à partir de l’été 2020, «si aucun accord mondial n’a été conclu d’ici là».

La Grande-Bretagne aussi veut taxer les Gafa

À l’issue de la réunion, le ministre français a toutefois tenu à conserver son optimisme, déclarant: «Le consensus est très large parmi les États européens pour adopter la directive sur la taxation des géants du numérique. Seuls trois pays sur 28 s’y opposent encore.»

Cette directive devait être adoptée en décembre prochain, au dernier Conseil européen de l’année. Et alors que les pays européens tergiversent encore sur la manière de faire payer les géants du numérique, la Grande-Bretagne a annoncé fin octobre son intention de taxer les Gafa dès 2020, soit un an après son départ de l’UE.

Pour rappel, les discussions portent actuellement sur l’idée de taxer à hauteur de 3% les revenus tirés de certaines activités des géants du numérique, en particulier la publicité et la revente de données personnelles. Le Luxembourg, de son côté, réclame l’introduction d’une taxation au niveau de l’OCDE.