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Mobilité transfrontalière

Le Luxembourg va cofinancer trois P+R en Lorraine



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L’officialisation et les détails du cofinancement par le Luxembourg de trois P+R en territoire nord-lorrain devraient intervenir mardi. (Photo: DR)

Selon les informations de Paperjam, le Luxembourg va cofinancer un P+R le long de l’A31 au nord de Thionville et deux autres à proximité des gares de Thionville et de Longwy. L’annonce doit être effectuée mardi dans le cadre de la visite d’État du Grand-Duc en France.

Le Grand-Duc Henri et la Grande-Duchesse Maria Teresa effectueront la semaine prochaine, du 19 au 21 mars, une visite d’État en France. À cette occasion, ils seront accompagnés – en dehors d’une importante délégation économique – du Premier ministre Xavier Bettel, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement.

Ces derniers participeront mardi à un conseil des ministres franco-luxembourgeois lors duquel seront discutées différentes thématiques binationales et transfrontalières. Ce qui pourrait mener, mardi midi lors d’une conférence de presse, à l’une ou l’autre annonce en lien avec ces sujets discutés.

Une est déjà assurée, en termes de mobilité transfrontalière.

Covoiturage et rail

En effet, selon des informations de Paperjam, un accord sera signé entre les deux parties pour le cofinancement par chacune d’elle de trois «Park and Ride» (P+R) à construire sur le territoire français. 

Le premier sera aménagé le long de l’A31, au nord de Thionville, pour favoriser des déplacements par bus ou en covoiturage. Quant aux deux autres, ils seront liés aux déplacements ferroviaires des frontaliers du Nord lorrain, puisque construits aux proches abords des gares de Thionville et de Longwy.

Engagement tenu

Le ministre du Développement durable et des Infrastructures, François Bausch, avait déjà fait part en 2014 de sa disponibilité pour financer de telles infrastructures aux frontières et en cofinancer au-delà.

Sur ce dernier point, cette disponibilité du ministre en charge des Transports a déjà donné lieu à un projet à Stockem, près d’Arlon, pour les frontaliers belges. Lancé en 2015 en concertation avec le gouvernement belge, il a toutefois, depuis lors, été revu à la baisse en termes de capacité d’accueil et tarde toujours à voir le jour en raison de «trop de bureaucratie» en Belgique, selon l’aveu même de François Bausch.

Gageons qu’il en sera autrement pour les frontaliers français.