ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

Inauguration

Le Luxembourg-City Incubator, c’est parti



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La diversité des solutions proposées par les start-up incubées au LCI doit servir l’innovation au service des habitants de Luxembourg-ville, actionnaire aux côtés de la Chambre de commerce de l’incubateur. (Photo: Matic Zorman)

Officiellement inauguré ce lundi, le dernier-né des incubateurs luxembourgeois a présenté 8 des 35 start-up qu’il héberge, lors d’une session de pitchs de 3 minutes qui s’est tenue devant un parterre d’une centaine de personnes venues pour l’occasion.

Du wifi par la lumière, un scanner capable de modéliser l’intérieur d’un bâtiment entier, une application pour partager son vol en jet privé ou encore de la réalité virtuelle pour éviter les accidents de travail… C’est une large palette d’activités qui est couverte par les 35 start-up - trois ne sont pas encore connues - qui constituent le premier «lot» incubé par le LCI.

À l’occasion de l’inauguration de ce nouvel espace qui s’étend sur 2.000m2 au sein de la House of Startups, huit d’entre elles se sont prêtées au jeu du pitch express devant un parterre d’invités, dont les représentants des deux actionnaires de l’incubateur, la Ville de Luxembourg et la Chambre de commerce.

Et la diversité des solutions présentées est loin d’être le fruit du hasard. Il s’agit même d’une volonté définie dès le départ entre les deux institutions, à savoir que l’innovation soutenue par le LCI doit servir les habitants de Luxembourg-ville.

Beaucoup de nouveautés

Pour mieux définir les besoins de solutions innovantes à même de servir le dynamisme de la capitale, plusieurs critères ont en effet guidé le choix des start-up qui ont été et seront sélectionnées par le LCI.

«Il y a d’abord le commerce, élément-clé de la ville, la construction, la logistique, le secteur des technologies urbaines, les ‘urban tech’, l’environnement, ou encore le tourisme», a énuméré Michel Wurth, le président de la Chambre de commerce. «Le choix de ces secteurs repose sur des réflexions, car d’un côté nous voulons être complémentaires à l’offre existante sur le marché luxembourgeois. Et de l’autre, couvrir les secteurs qui sont stratégiques pour nos deux institutions.»

Mais les stars de cette inauguration étaient les start-up, comme l’a rappelé Martin Guérin, le CEO du LCI, en introduisant la session de pitch. Voilà donc le résumé des solutions proposées par les huit jeunes pousses qui ont pitché.

Les pitchs express

Salonkee – Son fondateur, Tom Michels, a défini lui-même son service comme le Doctena des salons de beauté et de coiffure. Par le biais d’une application, il permet non seulement de digitaliser entièrement la prise de rendez-vous, mais propose aussi un outil complet de gestion de l’agenda pour le propriétaire du salon.

BIM-Y – Les solutions de cette start-up visent à intégrer les bâtiments anciens dans l’ère du BIM (building information modelling) à des coûts bien inférieurs par rapport au reste du marché, et surtout avec l’aide d’un scanner mobile permettant de modéliser des espaces intérieurs. La start-up a scanné 375.000m2 en un an, notamment des bâtiments du Parlement européen et de la SNCF.

Sumy – Spécialiste de la logistique, Sumy met en place des systèmes de flux de fret sur mesure et à l’intérieur des villes pour offrir non seulement des solutions plus économiques, mais aussi plus écologiques. Déjà présente à Bruxelles, la start-up veut construire sa première plate-forme logistique au Luxembourg, notamment en utilisant le biogaz produit dans le pays.

Daanuu – La jeune pousse est également spécialisée dans la logistique, mais la spécificité de son service réside dans l’offre d’une plate-forme unique et accessible par une application pour gérer l’ensemble des flux logistiques pour les PME qui souhaitent améliorer leurs activités d’e-commerce.

CaptainJet – «Dépoussiérer les codes de l’aviation d’affaires», voilà comment Anne-Céline Lescop, la fondatrice de la start-up, a défini son service. Plus concrètement, l’application qu’elle a développée est une sorte de Booking.com pour le marché des jets privés. On peut y trouver un avion au meilleur prix et même le partager avec un autre client si la destination et l’horaire le permettent, notamment lors d’événements business ou culturels d’importance.

Zero1 – La start-up est l'une des pionnières de la technologie lifi, qui permet d’accéder à Internet non pas par les ondes d’un modem wifi, mais via les ampoules LED classiques installées dans les bureaux ou à la maison. Pour cela, il suffit juste d’un petit boîtier et d’un appareil équipé d’une caméra, comme son téléphone portable ou sa tablette.

Zap – Créée il y a plus de 10 ans déjà et initialement connue pour le réseau social du même nom, la start-up propose aujourd’hui des réseaux sociaux d’entreprises. Entièrement basés sur le cloud, ils permettent de partager l’information au sein de l’entreprise.

Firis – La start-up française utilise la réalité virtuelle pour former les professionnels qui travaillent dans des conditions à risque, comme dans le bâtiment. Elle développe par ailleurs un système d’assistance digitale, également utilisé pour la formation des travailleurs, en collaboration avec le List.

Le reste des start-up

  • NoAgent
  • Global Cargo Forum
  • Serpico
  • Dashdoc
  • Pharos
  • Clear Image
  • Totem
  • APGS
  • Bonweaver
  • Lifestyle Coloc
  • Yep
  • Froggg’s
  • X-Cite
  • Zortify
  • Adoraweb
  • Schawbe
  • WeSportUs
  • HydroSat
  • Cogni.Zone
  • Urban Timetravel
  • Ingem QI
  • Uzerly
  • Roote