POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Mobilité transfrontalière

Le LCGB plaide la cause des frontaliers belges



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La seule et unique alternative aux travaux d'électrification de la ligne Luxembourg-Arlon – l'an prochain – sera la mise en place d'un service de navettes de bus, a indiqué François Bausch. (Photo: DR)

Les problèmes de mobilité rencontrés par les frontaliers belges – par le rail ou sur la route – ainsi que des solutions en matière de télétravail ont été évoqués par le ministre François Bausch et des représentants du LCGB.

Une délégation du LCGB a rencontré ce mardi le ministre du Développement durable et des Infrastructures, François Bausch, pour faire le point sur une série de dossiers liés à la mobilité des frontaliers belges.

Parmi ceux-ci, il a été notamment été question de la coupure – l’an prochain à Pâques puis deux mois durant l’été – de la ligne ferroviaire Luxembourg-Arlon vis-à-vis de laquelle François Bausch a affirmé que la seule alternative possible était la mise en service d’une navette de bus de remplacement.

Concernant le projet de P+R de Viville, près d’Arlon, il a été relevé des contretemps qui ne cessent de s’accumuler mais, a assuré François Bausch, ce dossier reste prioritaire et devrait conduire «d’ici 2020» à la mise à disposition de 150 emplacements dans une première phase puis de 750 au total dans une seconde.

La gratuité annoncée des parkings situés le long de l’axe Namur-Arlon pour les frontaliers détenteurs d’un abonnement a également fait l’objet d’un échange entre le ministre du Développement durable et des Instrastructures et le LCGB qui, s’il a salué cette mesure, doute toutefois qu’elle attire de nouveaux usagers du rail. Raison pour laquelle le syndicat a plaidé pour la concrétisation de nouveaux projets attractifs et l’offre de nouvelles possibilités aux usagers potentiels.

Un hub pour le télétravail

Idem en matière de tarification transfrontalière puisque, en complément d’une diminution des abonnements transfrontaliers mensuels, le LCGB a réclamé que cette baisse soit élargie au-delà des gares frontalières et que des efforts soient aussi portés sur l’abonnement annuel «Flex-pass».

Enfin, en plus d’un échange sur le covoiturage et la possibilité d’utilisation de la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute reliant Arlon à Luxembourg, il a aussi été question de créer à proximité de la frontière un hub pour faciliter le télétravail des frontaliers, mais – a insisté le LCGB – sur le territoire luxembourgeois pour éviter les freins sociaux et fiscaux que posent les accords passés entre les deux pays.

Pour le syndicat, ce hub – à l’image de celui projeté côté français, à Thionville – pourrait être d’autant plus attractif s’il était agrémenté de nombreuses places de stationnement, dont certaines exclusivement réservées au covoiturage.