ENTREPRISES & STRATÉGIES — Technologies

En roue libre

Le free floating, comment ça marche?



Cityscoot gère 2.500 scooters électriques en liberté en France et plus de 10.000 locations quotidiennes. (Photo: Cityscoot)

Cityscoot gère 2.500 scooters électriques en liberté en France et plus de 10.000 locations quotidiennes. (Photo: Cityscoot)

L’éventail de technologies derrière les flottes de vélos, trottinettes et autres scooters en libre-service est impressionnant. Découverte.

Le principe est simple, la mise en œuvre exigeante. Le free floating consiste à mettre à disposition du public des moyens de transport partout dans la ville, sans borne d’attache.

Typiquement, on prend un vélo là où il a été laissé par l’utilisateur précédent et on l’abandonne là où ça nous arrange. En free floating, on partage des véhicules électriques sans jamais se soucier de rallier des stations de recharge. Bref, le paradis du libre-service… rendu possible par la technologie.

Pour l’utilisateur, il suffit de télécharger une application sur son téléphone. Celle-ci inclut parfois un lecteur de QR Code qui joue le rôle de verrouillage/déverrouillage du véhicule que l’on emprunte. Le paiement s’effectue par prélèvement sur une carte bancaire préenregistrée. Dans tous les cas, le free floating engage que les véhicules soient bardés d’électronique.

Des flottes de véhicules auditées à distance en temps réel

Cityscoot, qui veille sur 2.500 scooters électriques en liberté en France et plus de 10.000 locations quotidiennes, explique ainsi que «pour être géolocalisés en permanence, les scooters embarquent un GPS sous la calandre, ainsi qu’une carte SIM pour assurer la communication avec les serveurs».

À cela s’ajoutent un cadenas électronique avec double protection (blocage automatique quand on tourne le guidon à gauche et allumage du moteur sans clé), un clavier à 9 touches pour la saisie du code utilisateur, sans oublier deux capteurs qui font des miracles pour la surveillance à distance.

«Nous avons intégré des dispositifs antivol et de sécurité. Un capteur de vibrations nous permet de savoir si un scooter, à l’arrêt, est déplacé en dehors d’une location. Et un capteur gyroscopique va nous alerter en cas de chute du deux-roues», confie Vincent Bustarret, directeur marketing de Cityscoot.

Pour gérer les recharges, l’entreprise a choisi d’en placer deux dans ses véhicules. La seconde s’enclenche lorsque le scooter est inutilisé, comme s’il était branché sur secteur. Le réseau est analysé à distance en temps réel. En plus des technologies, souvent développées en interne, les flottes de véhicules en libre-service exigent une logistique sans faille. Dans le cas de Cityscoot, 30 camionnettes sillonnent chaque jour les rues chargées de batteries pour changer les accumulateurs vides.