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Nouveaux tarifs SNCT

Le débat continue sur le contrôle technique



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«En tant que société commerciale, nous devons couvrir nos frais. C’est pourquoi nous sommes contraints d’augmenter nos tarifs», a ainsi justifié la SNCT. (Photo: Shutterstock)

Après la réaction de l’ULC en début de semaine suite à l’augmentation des tarifs de la Société nationale de contrôle technique, les ministres François Bausch et Paulette Lenert, ainsi que la SNCT, ont réagi à leur tour ce mardi.

Les réactions s’enchaînent après la hausse, ce 1er février, des tarifs du contrôle technique appliqués par la SNCT (Société nationale de contrôle technique). L’Union luxembourgeoise des consommateurs (ULC) a réagi la première en début de semaine, estimant que «cette augmentation vise davantage à aligner» les tarifs de la SNCT «sur ceux des concurrents, comme Dekra Luxembourg».

Les tarifs du contrôle technique de véhicules et motocycles par la SNCT ont en effet augmenté de 39% à 44%, selon les véhicules. Pour une voiture à moteur thermique ou hybride, il en coûtera désormais 52 euros au propriétaire (contre 37,50 euros auparavant), tandis que Dekra Luxembourg facture la même prestation à 59 euros.

Libéralisation des tarifs

Mardi, ce sont François Bausch (Déi Gréng) et Paulette Lenert (LSAP), respectivement ministre de la Mobilité et des Travaux publics, et ministre de la Protection des consommateurs, qui ont répondu à des questions parlementaires sur le sujet, émanant des députés Marc Goergen (Pirates), Léon Gloden (CSV) et Mars Di Bartolomeo (LSAP).

Afin d’expliquer cette augmentation des tarifs par la SNCT, les ministres notent qu’il «convient de relever que la fin du monopole public (suite à la loi du 26 janvier 2016, ndlr) va de pair avec une libéralisation des tarifs du contrôle technique».

Bientôt un troisième opérateur 

La réponse parlementaire insiste sur le fait que «les recettes perçues par les sociétés de contrôle technique n’ont aucun rapport avec le budget de l’État. Aucun dividende de ces sociétés commerciales n’est donc viré au profit de l’État.» Et les ministres d’ajouter que «la procédure d’agrément d’un troisième opérateur (outre la SNCT et Dekra, ndlr) (est) en cours».

Face aux réactions, la SNCT a également publié un communiqué dans l’après-midi de mardi. Elle justifie cette hausse de ses tarifs par un «contexte concurrentiel. (...) En tant que société commerciale, nous devons couvrir nos frais. C’est pourquoi nous sommes contraints d’augmenter nos tarifs.»

La SNCT explique également que, «d’une part, nos recettes ont baissé suite au rallongement de la périodicité du contrôle technique, et, d’autre part, nos frais de fonctionnement ont augmenté de manière significative au fil des années», et comme dernier argument, elle pointe le fait que ses «nouveaux tarifs restent toujours inférieurs aux prix proposés par la concurrence à Luxembourg et à ceux pratiqués dans la Grande Région».