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Dans le Land

Le CSV et les ingénieurs du climat



 (Photo: Land)

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Après avoir organisé pas moins de 32 réunions en 18 mois, la sous-commission parlementaire «Climat et énergie» a approuvé un rapport sur une stratégie politique à long terme, rapporte le Lëtzebuerger Land dans sa nouvelle édition, qui paraît vendredi.

Le papier du député Henri Kox (Les Verts) était le point de départ d’un large débat d’orientation à la Chambre des députés, hier jeudi. Ce que la sous-commission propose au gouvernement, dans 17 recommandations, est un futur «smart» en matière de construction, des transports et de l’agriculture; c’est un «Yes, we can» du pays qui compte toujours les émissions de gaz en effet de serre les plus importantes par tête d’habitant dans l’Union européenne. Conçu comme base pour un large consensus politique, le rapport ne trouvait, néanmoins, pas l’assentiment complet du CSV. Le principal parti d’opposition s’est abstenu lors du vote du rapport Kox.

Quelle architecture pour l’urgence?

Anciens presbytères, salles de sport ou halls industriels désaffectés, villages de containers, voire même tentes – pour faire face à l’arrivée massive de demandeurs de protection internationale, des normes doivent aider à aménager leurs logements. Mais il est difficile de faire de l’architecture dans l’urgence, car «on ne peut pas imaginer le quotidien de ces gens», dit l’architecte Shahram Agaajani, comment essayer de comprendre la douleur de parents qui ont perdu deux de leurs trois enfants dans la guerre ou lors de la traversée vers l’Europe? Pour bien faire, on devrait prendre en compte des facteurs ayant trait à la vie quotidienne en Syrie, comme l’importance du vivre ensemble ou le rôle important que jouent les repas. Les structures provisoires qui sont en train d’être rapidement érigées risquent de ne respecter que les normes minimales en superficie, sans aucune considération humaniste.

Feed-back

Alors que la direction de l’entreprise de fret aérien Cargolux assure qu’augmenter les opérations de sa filiale en Italie aide à sécuriser les emplois à Luxembourg, et que Cargolux Italia fait des bénéfices notamment en desservant le réseau africain de Cargolux depuis le Luxembourg, des documents internes montrent que les pilotes ne sont pas les seuls à douter de la pertinence de ces arguments. En fait, les frais dus au dédoublement des activités seraient élevés et des réductions de coûts importantes à réaliser avec un rapatriement à Luxembourg des quatre avions basés à Milan et l’engagement des 90 pilotes avec des contrats luxembourgeois, note un collaborateur dans un courrier interne. Ceci aiderait aussi à améliorer l’ambiance au sein de Cargolux Italia, que le CEO de Cargolux Dirk Reich qualifie d’opérateur «low cost» et où les pilotes travaillent dans des conditions dures, sont mécontents et claquent la porte.