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Business dresscode

Le costume: un essentiel



Pascal Zimmer est le gérant du magasin Basics & Bespoke situé à Luxembourg. (Photo: Basics & Bespoke)

Pascal Zimmer est le gérant du magasin Basics & Bespoke situé à Luxembourg. (Photo: Basics & Bespoke)

Le milieu professionnel a ses codes vestimentaires stricts auxquels il est difficile de déroger sans passer pour un marginal. Instrument incontournable de travail, le costume constitue pour l’homme un élément fondamental de sa garde-robe. Dès lors, le choix du costume revêt un caractère essentiel. Les fondamentaux avec Pascal Zimmer, spécialiste dudress code.

Le costume met rapidement en lumière le sérieux et le savoir-vivre du porteur. «Rien de pire que de porter un costume trop grand, trop petit ou mal coupé.» Dans le milieu professionnel, deux coupes sont de rigueur: la coupe droite et la croisée. Le nombre de boutons sur le costume donne une indication sur le style de tenue. «Pour un style un peu strict, sérieux, le costume trois boutons est parfait. Le costume deux boutons convient également dans un cadre professionnel. Il est fiable et élégant à toute épreuve. Aujourd’hui, on fait également des costumes avec un bouton, emprunté au smoking, mais cela est moins courant.» Dans tous les cas, il ne faut jamais «boutonner celui du bas, ni oublier de déboutonner sa veste quand on s’assoit».

Pour bien choisir sa taille de costume, il est important de prendre en compte plusieurs critères. La taille de la veste se détermine aux épaules et est «ajustée à la carrure de celui qui la porte. Elle doit être portée près du corps et pouvoir se fermer sans former de plis horizontaux.» Pour vérifier si la longueur est bonne, il suffit de plier les doigts sous les pans de la veste en ayant une position bien droite. «Elle doit aussi pouvoir recouvrir l’ensemble de vos fesses pour terminer sa chute à la jonction des cuisses. Les plis d’un costume ne doivent apparaître qu’au niveau des boutons.» Qu’elle soit ouverte ou fermée, la veste doit impérativement conserver sa forme et donner plus d’ampleur aux pectoraux. «Derrière la veste, il doit obligatoirement y avoir une ou deux fentes qui remontent jusqu’à la taille.» Pour éviter de choisir une coupe trop large «comme la plupart des hommes d’affaires» ou trop affûtée «comme les jeunes débutants», «levez les bras et jetez un coup d’œil en dessous des côtes. Si vous avez l’impression de ‘nager’, choisissez la taille en dessous.»

Par ailleurs, pour plus de prestance, mieux vaut opter pour une ligne de taille marquée «à 5-6 cm au-dessus du nombril. Cela dynamise l’allure générale.» La longueur des manches doit permettre au liseré de la chemise d’être plus visible. Quant aux poches, avec ou sans rabat, c’est surtout une question de goût. «Quand les boutons montent haut, je conseillerais de choisir des poches inclinées, sinon de préférer des poches droites.» Enfin, le col de la veste doit épouser celui de la chemise sans le cacher.

Pour savoir si le pantalon est adapté, il est d’usage de se référer à trois critères. «Un pantalon de costume doit avoir un tombé naturel, sans être trop large ni trop serré. Il ne doit pas mouler au niveau du postérieur, ni des cuisses.» Il doit être ajusté à la taille, soit 2 à 3cm au-dessus du nombril, et terminer sa course au niveau de la cheville. «Il doit tomber en faisant une seule cassure. S’il y en a plusieurs, cela donne l’impression qu’on le perd.» D’éventuelles retouches peuvent être réalisées, par exemple la mise en place de revers de pantalon. «Sur des hommes très grands, l’ourlet convient très bien. Ou quand le tissu est très fin, cela permet de doubler et de mieux finir. Par contre, il ne doit pas être inférieur à 4 cm.»

Côté couleur, les choix sont très restreints. «Je conseille de porter uniquement du gris foncé et du bleu foncé.» Les rayés peuvent être adoptés pour des raisons plus morphologiques que stylistiques. «Les rayures tennis conviennent bien à des hommes petits car la ligne verticale grandit. En Angleterre, on dit que plus la rayure est espacée, plus on monte dans la hiérarchie…»

Le summum en termes de matière revient sans conteste aux matières naturelles, de par leurs capacités à réguler la température. Pour l’extérieur du costume, la laine fine est connue pour son confort et sa délicatesse. «Cette matière vieillit aussi avec noblesse et on peut la garder très longtemps. Un costume, c’est aussi une question d’histoire.»

Finalement, il faut considérer «le costume comme le meilleur ami de l’homme car il masque tous les défauts et dynamise l’apparence. Un homme est bien habillé quand on ne s’aperçoit pas qu’il l’est…»