ENTREPRISES & STRATÉGIES

Critiques de l’OGBL contre Lux-Airport

«L’autre perspective» de Johan Vanneste



Lux-Airport va réagir «point par point après une réunion avec nos représentants, ce qui va donner une tout autre perspective à toutes ces accusations», indique mardi Johan Vanneste, CEO de Lux-Airport. (Photo: Christophe Olinger/archives)

Lux-Airport va réagir «point par point après une réunion avec nos représentants, ce qui va donner une tout autre perspective à toutes ces accusations», indique mardi Johan Vanneste, CEO de Lux-Airport. (Photo: Christophe Olinger/archives)

La publication par l’OGBL, lundi, d’informations selon lesquelles le personnel de Lux-Airport travaillerait dans un «climat de peur et d’oppression» n’a pas manqué de faire réagir le CEO de la société gestionnaire du Findel, qui assure vouloir répondre «point par point».

Sollicité de toute part lundi soir, suite à la publication d’un communiqué de l’OGBL dénonçant les conditions de travail des salariés de Lux-Airport, Johan Vanneste, président du comité de direction et CEO de Lux-Airport, avait donné une seule et même réponse: «J’ai pris acte avec stupéfaction de ces accusations.» Surpris de la violence de la charge, il s’interrogeait sur la méthode employée par le syndicat majoritaire au sein de Lux-Airport.

«Ce qui est curieux c’est que ni notre délégation syndicale, ni notre comité mixte ne m’ont fait part de ces problèmes jusqu’à présent et que je dois lire cela dans la presse», en référence au fait que le syndicat majoritaire au sein de la société détenue à 100% par l’État fasse partie du conseil d’administration. «Je crois que ce sont des accusations non fondées et nous allons inviter nos représentants syndicaux afin de les écouter, comme d’habitude», indiquait-il.

Mettre une autre lumière sur la situation.

Johan Vanneste, CEO de Lux-Airport

Une prise de position concise qui faisait écho à celle de François Bausch (Déi Gréng), ministre du Développement durable et des Infrastructures, qui s’étonnait également lundi auprès de Paperjam.lu de «la manière de faire de l’OGBL». «Je ne comprends pas pourquoi ce communiqué a été publié avant même que mes services aient eu le temps de vérifier la justesse de ces accusations. Si cela est vrai, des changements interviendront le plus vite possible, car il existe bien des no-go», avait-il indiqué.

Mardi, Johan Vanneste indique auprès de Paperjam que Lux-Airport va réagir «point par point après une réunion avec nos représentants, ce qui va donner une tout autre perspective à toutes ces accusations». Afin de «mettre une autre lumière sur la situation», selon les mots du CEO de la société gestionnaire du Findel, sans toutefois annoncer de date pour cette nouvelle rencontre.

«Malaise général» au sein de Lux-Airport

Et pour cause, cette réunion ne pourra se tenir qu’après l’envoi d’une lettre de la part de l’OGBL demandant cette réunion. Selon Hubert Hollerich, secrétaire syndical, contacté mardi par Paperjam.lu, cette lettre n’est pas encore partie «car les délégués du personnel doivent se réunir avant. Le document devrait partir d’ici la fin de la semaine.»

Pour rappel, dans un communiqué publié lundi, l’OGBL évoquait «un malaise général» au sein du personnel de Lux-Airport. L’origine de cette situation se trouverait aussi bien dans «l’attitude misogyne de la direction envers les femmes en général et les femmes enceintes en particulier», que dans «des augmentations de salaire refusées» ou «des paiements tardifs des salaires».