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Droit de vote pour les résidents étrangers

L’appel au «oui» de la société civile



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Norbert Becker: «Ces 46% d'étrangers sont une situation particulière dont il faut tenir compte.» (Photo: Julien Becker / Archives)

Le multi-entrepreneur Norbert Becker et une cinquantaine de ses amis et relations de la société civile s'engagent dans la campagne du référendum en diffusant un appel dans la presse. Ils plaident pour un «oui» franc et massif à apporter à la question de l’extension du droit de vote aux résidents étrangers.

Des chefs d'entreprise et représentants de la société civile signent ce matin dans la presse quotidienne un appel à voter «oui» à la question du droit de vote à étendre aux résidents étrangers posée à l’occasion du référendum de ce 7 juin. L’initiative en revient à l’homme d’affaires Norbert Becker, qui préside notamment le conseil d’administration de Paypal Europe.

«J'ai suivi de près la campagne du référendum et je me suis dit qu’il fallait que la société civile y participe, notamment vis-à-vis de la question sur le droit de vote des étrangers», explique-t-il. «Toutes ces personnes participent au bien-être du pays, contribuent à son PIB et œuvrent à la diversité culturelle qui fait la richesse de cette nation.»

Ce serait un déni de démocratie d’ignorer les résidents étrangers dans les prises de décisions politiques.

Norbert Becker 

«Ce serait un déni de démocratie d’ignorer les résidents étrangers dans les prises de décisions politiques», poursuit-il, ajoutant que si d’aucuns avancent l’argument qu'il n'existe pas de pays en Europe qui accorde ce droit de vote à ses non-nationaux, «aucun pays non plus ne dispose de 46% de résidents étrangers». «C’est», conclut-il, «une situation particulière dont il faut tenir compte.»

Une chance unique plutôt qu’un danger

La cinquantaine de signataires, parmi lesquels on retrouve Norbert Friob, Alain Georges, Paul Helminger, Laurent Schonckert, Michel Wurth ainsi que le fondateur et CEO de Maison Moderne, Mike Koedinger, exprime donc sa volonté de voir accordé ce droit de s’exprimer à travers les urnes à tous ceux qui vivent depuis plus de 10 ans au Luxembourg et qui ont déjà participé à des élections communales ou européennes.

«Nous disons ‘oui’ à ce droit», écrivent-ils, «car nous sommes d’avis qu’il représente une chance unique, et non un danger, pour le Luxembourg.»

Et d’ajouter encore: «Nous disons ‘oui’, ensemble avec beaucoup d’autres acteurs de notre société, car nous sommes convaincus que ce choix est important pour notre démocratie et juste pour notre pays.»