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En Moselle et au Luxembourg

L’alternative du monorail toujours évoquée



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Pour désengorger les grands axes routiers, le monorail est une possible solution à l’étude, en France pour l’A31, et au Luxembourg, en complément d’un «super bus». (Illustration: Supraways)

Si l’idée d’un train suspendu pour relier Thionville à Luxembourg resurgit en Moselle, au même moment au Grand-Duché, une pétition réclamant un débat à la Chambre sur l’utilisation de cette technologie peine à convaincre.

Projet déjà soutenu par la députée-maire Anne Grommerch en 2015, l’installation d’un monorail suspendu sur l’A31 pour relier Thionville à Luxembourg semble toujours d’actualité auprès des autorités de la communauté d’agglomérations Portes de France.

Pouvant conduire à soulager le trafic sur l’A31 et l’A3, toujours plus saturé de jour en jour, il va en effet faire l’objet d’une nouvelle étude confiée par la communauté d’agglomération – aujourd’hui dirigée par le maire de Thionville, Pierre Cuny – à la société Supraways pour préciser sa faisabilité.

Pour cette dernière, il s’agira de déterminer son éventuel tracé, sa capacité horaire, son modèle économique et son coût exact, estimé jusqu’ici entre 8 et 10 millions d’euros au kilomètre.

Selon le site actu.fr, après les premiers résultats de l’étude qui sont attendus en juin, les élus du Grand Thionville espèrent que les gouvernements français et luxembourgeois, ensemble avec la Région Grand Est, pourront se retrouver autour d’une table pour évoquer ce projet.

Ceci en précisant toutefois que François Bausch, ministre du Développement durable et des Infrastructures, l’avait rejeté – tel que Anne Grommerch l’avait soutenu en 2015 –, lui préférant une extension de l’offre de services sur le rail et sur des lignes de bus transfrontalières ou encore la construction de P+R aux frontières.

Signatures en souffrance

Depuis lors, le ministre a cependant sensiblement revu son jugement, considérant désormais le monorail comme une alternative en termes de mobilité, sans doute toujours pas sur l’A31 et l’A3, mais du moins sur l’A4 entre la région d’Esch-sur-Alzette et la capitale, en soutien au projet de bus à haut niveau de service.

L’idée est également soutenue, au Luxembourg toujours, par Guy Rollinger, un «entrepreneur citoyen» qui, depuis près d’une dizaine d’années, milite pour l’utilisation de cette technologie non seulement sur l’A4, mais sur toutes les autoroutes du pays que sont également l’A6 vers Arlon, l’A1 vers Trèves et… l’A3 vers Thionville.

En décembre dernier, il a déposé à la Chambre des députés une pétition afin de réclamer un débat public sur le sujet, qui n’a toutefois réuni jusqu’ici et à une semaine de sa clôture que 1.680 signatures sur les 4.500 nécessaires pour y parvenir.

Ce qui n’empêchera pas le débat général, de part et d’autre de la frontière, de se poursuivre.