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Fournisseur de services cloud

La start-up parle aux start-up



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Pour se différencier de l’étranger, le Luxembourg devrait donc affiner son package proposé aux start-up. (Photo: Maison Moderne)

CMD.solutions voit dans le créneau des start-up un marché peu ou pas exploité par les entreprises de l’ICT. L’entreprise veut apporter sa part à l’écosystème luxembourgeois et demande au gouvernement de favoriser le capital-risque privé à destination des start-up.

Présentée sur le marché le 15 septembre dernier, CMD.solutions (Cloud Managed Data) agit en tant que start-up au sein du groupe Wagner et a passé l’épreuve du feu que connaissent les jeunes pousses.

Le fournisseur de services cloud dédié aux PME entend ainsi partager cette expérience avec les start-up en adaptant ses services via une nouvelle offre. Une cible pas forcément prioritaire pour les acteurs de l’ICT.

«Nous avons vécu ce qu’est une création de structure et on peut être tenté d’utiliser des services mails ou de stockage de documents gratuits qui ne sont pas dans l’environnement de la société», déclare Vincent Lekens, managing partner de CMD.solutions, «avec le risque de perdre tout ou partie de la cohérence de l’historique des informations lors du transfert vers une solution définitive».

«Or la création de la société concorde avec la mise en place de business plan, de pitch, de documents qui sont l’ADN de celle-ci», ajoute Vincent Lekens. «Les fondateurs de start-up ont souvent beaucoup de choses en tête, si bien que l’ICT est délaissée dans un premier temps.»

Prendre part à l’écosystème

Pour atteindre cette cible et participer à l’écosystème entourant les start-up, CMD.solutions a décidé d’adapter la formule du venture capitalist dans l’ICT: à savoir offrir des services pendant un an après la publication des statuts, pour autant que la start-up s’engage ensuite à une relation avec le fournisseur pendant deux ans.

«Nous entrons en contact avec les venture capitalists, les fonds qui ne voient pas forcément les services ICT comme prioritaires. Notre rôle est de leur faire comprendre que la personne qui va créer une structure pourra au plus vite se concentrer sur son cœur de métier, et éviter de perdre des données, en disposant de l’environnement ICT ad hoc», ajoute Jerry Wagner, managing director de CMD.solutions. «Nous allons approcher les différentes parties prenantes de l’écosystème, en particulier les incubateurs, dans les prochaines semaines pour créer des partenariats.»

Favoriser l’investissement particulier

Pour se différencier de l’étranger, le Luxembourg devrait donc affiner son package proposé aux start-up. Tout en favorisant l’investissement en capital-risque des particuliers, comme le demandait par ailleurs le LBAN, fédérant les business angels luxembourgeois.

«Le Luxembourg doit augmenter sa promotion à l’international, nous restons trop timides pour vendre nos atouts à l’international», ajoute Vincent Lekens, qui demande au gouvernement de reconsidérer les incitations à destination des personnes physiques qui pourraient investir dans les start-up. Celles-ci étant souvent résignées à trouver des financements à l’étranger.