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Transfrontalier

La Sarre à la tête de la Grande Région



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Le 16e sommet de la Grande Région s’est tenu au Biodiversum de Remerschen. L’occasion de transmettre la présidence du Luxembourg à la Sarre. (Photo: Axel Kohlhaas)

Après deux ans à la présidence de la Grande Région, le Luxembourg a passé le flambeau à la Sarre ce mercredi, à l’occasion du 16e Sommet des exécutifs de la Grande Région qui s’est tenu à Remerschen.

Passage de témoin entre le Luxembourg et la Sarre ce mercredi au Biodiversum de Remerschen. Corinne Cahen, ministre de la Famille, de l’Intégration et à la Grande Région, a laissé, après 24 mois, la présidence de la Grande Région à Tobias Hans, ministre-président de la Sarre, à l’occasion du 16e Sommet des exécutifs de la Grande Région. 

Ce vaste territoire se veut être «un laboratoire de l’Union européenne» pour Corinne Cahen, ou «un incubateur de l’UE» pour Tobias Hans. Reste que la ministre grand-ducale veut dresser un bilan «positif» de cette présidence. «Nous avons mis l’accent sur la participation citoyenne, afin que nous soyons plus proches des populations, de leurs attentes et de leurs préoccupations, mais également sur la jeunesse en organisant plusieurs événements.»

Un outil pour la mobilité

Impossible de passer à côté du sujet de la mobilité, avec les 240.000 travailleurs frontaliers que compte la Grande Région. «Nous avons pour objectif, à l’horizon 2035, de mettre en place un outil nommé MMUST (Modèle MUltimodal et Scénarios de mobilité Transfrontaliers). Il permettra d’analyser collectivement les évolutions de la mobilité transfrontalière dans le temps. Chaque acteur pourra ainsi tester différents projets d’infrastructures ou d’aménagement du territoire, et en mesurer les impacts sur les différents versants de la Grande Région.» 

Un des objectifs affichés par les dirigeants de la Grande Région est également de faire une université européenne, l’Université de la Grande Région, «qui regroupe six universités issues de quatre pays: Lorraine, Luxembourg, Trèves, Sarre, Liège et Kaiserslautern.

Pour ses 24 mois de présidence, Tobias Hans a par exemple expliqué vouloir que les «régions frontalières [soient] également des régions d’opportunités: s’en saisir, telle est la mission et la vision de la Grande Région. Dans ce contexte, les nombreux projets fructueux seront davantage valorisés, les résultats seront présentés à un plus large public et la recherche des points de convergence au sein de la Grande Région sera intensifiée.»