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La question des réfugiés interpelle



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Après trois mois, les réfugiés protégés doivent intervenir dans les frais de leur logement, a précisé la ministre de la Famille et de l'Intégration, Corinne Cahen. (Photo: Sven Becker )

Dans une réponse à une question parlementaire, la ministre de la Famille et l’Intégration, Corinne Cahen, confirme que les réfugiés ayant obtenu un statut de protection internationale peuvent provisoirement garder leur logement mais à des tarifs progressifs.

Le sujet des réfugiés continue de faire couler beaucoup d’encre. Dans une question parlementaire à la ministre de la Famille et de l’Intégration, Corinne Cahen, la députée Françoise Hetto-Gaasch s’inquiète des mesures concernant l’aide au logement de ceux-ci, une fois qu’ils ont obtenu la protection internationale de la part du Luxembourg.

La députée rappelle ainsi qu’une fois qu’ils bénéficient de cette protection et se voient attribuer le RMG, les réfugiés sont tenus d’abandonner le logement mis à disposition par l’Office luxembourgeois de l’accueil et de l’intégration (Olai). Afin de leur laisser un peu de temps pour trouver leur propre logement, ils peuvent garder celui qui a été mis à leur disposition sous réserve de participer aux frais locatifs.

Mais pour quels montants?, s’interroge la parlementaire CSV.

Un loyer progressif

Dans sa réponse datée du 17 août, la ministre apporte donc des détails chiffrés qui laissent entrevoir la dégressivité de l’assistance. Une fois bénéficiaires d’une mesure de protection internationale, précise Corinne Cahen, les réfugiés peuvent garder le logement mis à leur disposition gratuitement pendant trois mois. Le temps de faire aboutir leurs démarches administratives pour faire valoir leurs droits sociaux.

Après cette période, ils peuvent rester moyennant une participation qui dépend de la composition du ménage. Pour les familles, celle-ci correspond à un tiers de l’intégralité de leurs revenus. Pour les isolés, la participation est progressive: 450 euros le 4e mois, 550 le 5e et 650 euros à partir du 6e mois.

Des pays réputés «sûrs»

Sur la même question des réfugiés, un autre député CSV, Laurent Mosar, s’interroge sur les demandes des personnes en provenance de la région des Balkans. Il fait observer que ces candidats sont donc des ressortissants de pays candidats à l’adhésion à l’Union européenne ou des candidats potentiels.

Selon lui, ces pays devraient donc être réputés «sûrs» de par leur candidature et les demandes de leurs citoyens rejetées pour ne pas retarder les demandes faites par des réfugiés provenant de pays en état de guerre civile. Il attend une réponse du ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn.