POLITIQUE & INSTITUTIONS

Secteur bancaire

«La prime de juin sera versée», assure l’Aleba



riicheraus.jpeg

Serge de Cillia (ABBL) et Roberto Scolati (Aleba) étaient les invités de 100,7 ce week-end, dans Riicht eraus. (Photo: 100.7)

Si les syndicats doivent encore discuter d’une proposition de l’ABBL au sujet de la prime de juin, pierre d’achoppement dans le renouvellement de la convention collective bancaire, Roberto Scolati a d’ores et déjà assuré – ce week-end chez nos confrères de 100,7 – qu’elle serait bel et bien versée à l’ensemble des salariés du secteur.

Les difficultés qui caractérisent actuellement la renégociation de la convention collective de travail (CCT) du secteur bancaire ont été au centre, ce week-end, de l’émission politique Riicht eraus de nos confrères de la rédaction de 100,7.

Parmi celles-ci, il a beaucoup été question de la fameuse prime de juin que le patronat – via l’Association des banques et banquiers Luxembourg (ABBL) – aurait recommandé aux banques de ne pas verser cette année, et qui fait toujours l’objet de négociations entre ce même patronat et les syndicats.

Représentant l’ABBL, son CEO Serge de Cillia a indiqué sur 100,7 ce week-end que lors d’une dernière réunion entre les différents partenaires – le 2 juin – une «proposition avait été élaborée», à charge pour les syndicats d’en débattre pas plus tard que ce mardi.

Mais avant ce débat intersyndical, pour Roberto Scolati, le président de l’Association luxembourgeoise des employés de banque et assurance (Aleba), il semblait déjà un fait ce week-end que cette prime de juin serait bien versée à l’ensemble des salariés du secteur, accompagnée de «quelque chose en plus», selon ses propres termes.

Lutte des classes et guerre froide

Pour le reste, le débat intervenu dans Riicht eraus a été l’occasion pour Serge de Cillia d’égratigner au passage l’OGBL, auquel il a reproché un double visage: celui qu’il affiche dans les entreprises de manière générale, et celui qu’il aborde dans le secteur bancaire «où il appelle à la lutte des classes et à la guerre froide».

Cette remarque a en partie été partagée par Roberto Scolati, selon lequel le syndicat de gauche ne serait pas toujours un syndicat moderne car «parfois un peu trop dogmatique».

Une affirmation qui a fait bondir un peu plus tard, toujours sur 100,7, Véronique Eischen – membre du bureau exécutif de l’OGBL – pour qui tant les affirmations de Serge de Cillia que celles de Roberto Scolati se situent à un niveau «sous la ceinture».

Retrouvez l’intégralité de l’émission Riicht eraus de ce week-end en suivant ce lien.