POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Inaugurations officielles

La «nouvelle mobilité» passe du concept à la réalité



L’inauguration du tram, dimanche 10 décembre, par le couple grand-ducal, marque le coup d’envoi d’une conception nouvelle des déplacements urbains, tournés vers la multimodalité. (Photo: Anthony Dehez)

L’inauguration du tram, dimanche 10 décembre, par le couple grand-ducal, marque le coup d’envoi d’une conception nouvelle des déplacements urbains, tournés vers la multimodalité. (Photo: Anthony Dehez)

Avec la mise en service des gares périphériques de Howald et de Pfaffenthal-Kirchberg, mais aussi du funiculaire et du tram, le Luxembourg se dote d’infrastructures destinées à améliorer non seulement les déplacements, mais aussi «l’attractivité du pays».

«Historique». Selon toutes les personnalités présentes ce dimanche 10 décembre 2017, la journée restera «une étape importante» dans l’histoire du pays, un jour «qui restera gravé dans les mémoires». Non pas tant pour les chutes de neige et le vent glacial qui auront mis à rude épreuve les inaugurations des gares de Howald et l’arrêt Pfaffenthal-Kirchberg, puis du funiculaire et du tram, que pour le lancement réel d’une idée en discussion depuis des années. Voire des décennies dans le cas du retour du tram dans la capitale.

Le temps des discours, effectués dans l’enceinte chauffée du Neien Tramsschapp, aura donc été marqué par le satisfecit général, même si les divergences d’approche n’ont pas manqué de ressortir. Notamment lors de l’allocution de Lydie Polfer (DP). Si la bourgmestre de la capitale a souligné le fait que «les discussions sur le tram ont duré bien trop longtemps» et que Luxembourg-ville se trouve désormais doté «d’un très joli tram pour une très jolie ville» qui va «jouer en faveur de l'attractivité du pays», elle n’a pu s’empêcher de rappeler sa vision, selon laquelle les bus ont un rôle à jouer.

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Soulignant «les nombreux efforts réalisés pour la mise en place d’un service de bus performant» dans la capitale, la bourgmestre a martelé que «le développement urbain ne pourra être réalisé qu’en répondant aux besoins de mobilité, ce qui passera bien sûr par la complémentarité entre le tram et le train, mais aussi par une liaison efficace avec les bus».

Pour François Bausch (Déi Gréng), ministre du Développement durable et des Infrastructures, «les nombreuses controverses» et autres «discussions animées» enregistrées au fil des ans n’auront finalement pas pu empêcher la mise en place d’un concept défendu «depuis 30 ans».

Concrètement, les nouvelles infrastructures inaugurées dimanche vont permettre aux usagers de bénéficier de nouvelles connexions et de leur faire gagner du temps de parcours. En particulier aux salariés travaillant au Kirchberg, qui pourront contourner la gare centrale. Un gain d’une trentaine de minutes pour les voyageurs en provenance du nord du pays, et d’une vingtaine de minutes pour ceux venant du sud. L’inconnue actuellement reste le nombre de passagers qui emprunteront dans les semaines à venir ces nouvelles infrastructures. Notamment pour le tram.

Si aucun chiffre de fréquentation escomptée pour la nouvelle «épine dorsale des transports en commun» n’est encore avancé, une hausse de l’utilisation de l’ensemble des infrastructures permettant de ne pas recourir à la voiture est attendue. Le train, dont les investissements prévus entre 2013 et 2023 culminent à 3,8 milliards d’euros, selon les données présentées mi-octobre, joue un rôle important aussi dans ce concept.