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Sécurité sociale

La limite de maladie va passer de 52 à 78 semaines



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Un peu de répit pour les malades de longue durée, qui devraient pouvoir bénéficier au 1er janvier prochain de 78 semaines de maladie sur deux ans, contre 52 actuellement. (Photo: Licence C.C.)

Le ministre de la Sécurité sociale et l’OGBL sont parvenus à un accord jeudi: la limite légale pour le congé maladie passerait de 52 à 78 semaines sur une période de deux ans.

Les discussions entre l’OGBL et le ministre de la Sécurité sociale, Romain Schneider, ont abouti: un projet de loi sera déposé pour étendre de 52 à 78 semaines la période maximale de congés maladie sur deux ans, apprend-on dans les colonnes du Quotidien de l’édition de vendredi.

Les différentes parties discutent de cette extension depuis décembre. Aujourd’hui, les employés souffrant de maladie grave perdent leur emploi et leurs indemnités de maladie s’ils dépassent 52 semaines de maladie sur une période de deux ans. Une situation qui a alerté les pouvoirs publics, ainsi que les syndicats, dont l’OGBL, qui a demandé au ministre une réunion d’urgence jeudi.

Une loi qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier prochain

Les discussions tenues au préalable et qui avaient finalement échoué en décembre dernier entre la Caisse nationale de santé et les syndicats voulaient inclure un dépassement de seuil, pour 26 semaines, mais seulement pour certaines maladies. Personne n’avait réussi à se mettre d’accord sur les maladies spécifiques qui seraient prises en compte. Mais cela compliquait les choses et, côté syndicat, les négociations ne pouvaient pas avancer dans cette direction.

Les discussions sont donc reparties à zéro, et jeudi, les différentes parties sont arrivées à un accord afin que le seuil de 78 semaines soit accordé à tous les salariés, toujours sur une période de deux ans.

Cette décision fera l’objet d’une loi, a annoncé Romain Schneider, qu’il espère voir entrer en vigueur au 1er janvier prochain. Il devrait présenter un projet de loi rapidement au conseil de gouvernement. Puis aux autres syndicats, ainsi qu’au patronat, qui sont parties prenantes aux négociations.