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Entrepreneuriat

La force du Business Mentoring



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Le programme Business Mentoring permet à des entrepreneurs de développer leurs activités. (Photo: Charles Caratini)

Neuf mois après le lancement de l’opération, les huit premiers «mentorés» étaient présents à la Chambre du Commerce, la semaine dernière, pour partager leur expérience.

Tout le monde connaît la saga Star Wars. Pour devenir un bon Jedi, ce dernier doit toujours s’appuyer sur un mentor qui lui indiquera la bonne voie à suivre. Et que l’on soit un néophyte ou un fan absolu, la célèbre citation de Maître Yoda à Luke Skywalker, «Que la force soit avec toi» est ancrée dans tous les esprits.

À deux, on est toujours plus fort et on va toujours plus loin. Partant de ce principe, le programme Business Mentoring lancé par la Chambre de Commerce, permet à des entrepreneurs de développer leurs activités via des conseils de chefs d’entreprises chevronnés. Neuf mois après son lancement, le succès est au rendez-vous. «Cette collaboration repose sur des principes d’éthique fondamentaux comme la transparence, le désintéressement financier, l’absence de conflit d’intérêts et la confidentialité», explique Rachel Gaessler, coordinatrice de l’opération.

25 mentors

Actuellement, 25 mentors sont sur le terrain et partagent leurs années d’expériences. «Ils ont une envie énorme de transmettre à des entrepreneurs qui en veulent. Les mentors se réunissent une fois par mois afin de faire un bilan et de partager leurs expériences.»

Et la semaine dernière, huit «mentorés» de la promotion «Liz May» (en hommage à la triathlète luxembourgeoise, invitée de marque) étaient présents à la Chambre de Commerce pour expliquer leurs motivations à participer à l’opération: Isabelle Saint-Antoine (Agilis-Engineering), Patrick Barbedor (Homesystem), Sylvain Boucherat (LuxBalloon), Maurice Léonard (Wood Optic), Jean-Marc Boueyrie (J Way), Laurent Sanders (LS Traiteur & Lunch), Frédérique Andress (Paris-les-Bains) et Jérôme Dubuisson (Architecture et Environnement).

D’un avis général, l’expérience est positive. «Je suis un technicien et non un gestionnaire, explique ainsi M. Boucherat. Mon mentor m’aide donc à améliorer la gestion de mon entreprise et son développement. Je ne regrette vraiment pas d’avoir adhéré au programme et je recommande à tous ceux qui ont envie de booster leur business de faire de même.»

Pas une surprise

Si cette opération a débuté il y a neuf mois au Luxembourg, elle existe déjà depuis de nombreuses années au Canada. «75% des sociétés qui ont opté pour le mentoring passent le cap des cinq ans alors que l’on sait que c’est la phase la plus délicate, explique Alain Aubut, vice-président du réseau francophone du mentorat d'affaires. Aujourd’hui, 1.200 mentors sont actifs au Québec et cela tourne vraiment bien.»

Et Jeannot Krecké, ministre de l’Économie et du Commerce extérieur, de conclure: «Cette réussite n’est pas une surprise pour moi. C’est le résultat de nombreux efforts de la part des deux parties. Nous devons motiver les entrepreneurs luxembourgeois à être plus innovants, et non uniquement les investisseurs étrangers. Il faut se donner les moyens d’avoir un certain succès.»

www.businessmentoring.lu.