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Business dresscode

La cravate, mode d’expression par excellence



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Le nœud idéal avec une longueur parfaite. (Photo: Julien Becker)

Colorée, rayée ou à petits pois, la cravate est le reflet d’une personnalité. Objet de fantaisie du businessman, cet accessoire indispensable parfait le costume. Quand tout est question de sobriété et de style… Les conseils de Pascal Zimmer, expert endress code.

Historiquement, le mot cravate remonte aux foulards traditionnels des régiments croates. Vers la fin du 19e siècle, les différentes variations du foulard et du ruban se dessinent peu à peu en une forme de cravate. À ce moment-là, beaucoup de types de parures de cou masculines existent encore. «La cravate s’impose véritablement au début du 20e siècle. Avant cela, on enroulait un morceau de tissu autour du cou pour fermer la chemise.» À la fin du 19e siècle, les sportifs anglais lancent une nouvelle mode en ne faisant plus qu’un tour de cou et en laissant pendre le reste de tissu sur leur poitrine, col rabattu: la régate est née. «L’invention du nœud four-in-hand (quatre-en-main) avec sa silhouette étroite est l’adaptation la plus proche de celle que nous connaissons aujourd’hui.»

À partir de 1924, le tissu est taillé en angle droit par rapport à la direction de tissage. L’Américain Jesse Langsdorf, qui a inventé cette amélioration, la dépose sous le nom de marque Resilio. «Depuis, la couture de cravate n’a guère évolué. Après la Première Guerre mondiale, elle devient un objet monté, plié, aux bords finis.»

La cravate est un vrai élément stylistique, en ce sens qu’elle vient parfaire le costume, au même titre que les chaussures… à cette exception près qu’elle peut être colorée ou à motifs! Plusieurs règles existent pour savoir comment l’accorder au costume. «La première consiste à aller du costume vers la cravate pour marier les vêtements entre eux. Du plus grand vers le plus petit.»

Deuxièmement, il s’agit de respecter les motifs. «La cravate doit être en harmonie avec la chemise.» Si on a tendance à penser que la cravate peut être l’objet de toutes les fantaisies, certaines restent néanmoins inappropriées au monde du business. «Un costume à rayures avec une chemise à rayures et une cravate club (rayée) me semble difficile. Mieux vaut choisir une chemise unie. D’un autre côté, du ton sur ton ne conviendrait pas non plus. Une belle combinaison serait un costume bleu foncé, une chemise rose avec une cravate club bleue ou unie.» Une seule vérité prédomine: «La cravate de ville doit toujours être en soie.»

Le col de chemise classique, autrement appelé le col Kent, sans bouton, étant de rigueur dans le milieu professionnel, il convient d’opter pour le nœud de cravate demi-Windsor. «Il consiste en un pincement de tissu au-dessous du nœud.» Le plus simple et en même temps le plus élégant est le nœud simple ou le quatre-en-main qui convient à toutes les cravates, cols et looks. «Le quatre-en-main a toujours une forme longitudinale, même si la largeur de la cravate définit ses dimensions. Il permet plus de créativité, d’autant plus si on porte la cravate à l’italienne, de manière chic et décontractée.»

Concernant la taille de la cravate, tout est question de morphologie. «Elle ne doit pas être plus large que 8,5 cm. Pour un homme petit et fin, il faut choisir une largeur de 6,5 cm. Et la longueur de la cravate doit s’arrêter précisément à deux doigts de la ceinture.»

En fin de journée ou au cours d’un repas, si l’envie de faire tomber la cravate devient indispensable, «adoptez dans ce cas un style plus décontracté en déboutonnant le bouton du haut de votre chemise». Finalement, «l’élégance vient toujours d’une chose compliquée qui devient naturelle».

À retenir

  • Partez toujours du vêtementle plus grand vers le plus petit.
  • Combinez dessins et non-dessins.
  • Combinez petits et grands dessins.
  • Choisissez une largeur de plus ou moins 8 cm.
  • La longueur de la cravate ne doit pas dépasser votre ceinture.