POLITIQUE & INSTITUTIONS — Politique

Bilan parlementaire

La Chambre assume pour les ChamberLeaks



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La Chambre s’ouvre de plus en plus au public, se félicite son président, notamment via l’une des 695 pétitions publiques déposées sur le site de l’institution depuis leur introduction en mars 2014. (Photo: Maison Moderne)

Le bilan de la session parlementaire 2017-2018 et de la législature 2013-2018 effectué vendredi était l’occasion de revenir sur la faille informatique mise au jour en mars dernier par 100,7. La Chambre assume et veut en tirer les enseignements.

Le ton est visiblement à l’apaisement dans le dossier des ChamberLeaks que 100,7 avait révélé en mars dernier, à savoir une faille de sécurité dans le système informatique de la Chambre qui aurait permis d’accéder, par une simple manipulation d’URL, à des documents censés être non publics.

Alors que la Chambre avait saisi le Parquet et que l’ambiance à l’égard de la rédaction de 100,7 était plutôt défavorable lors de la révélation de la faille, l’heure semble être à l’apaisement.

Au moment, vendredi, de dresser le bilan de la session parlementaire 2017-2018, Mars Di Bartolomeo a indiqué en substance que la Chambre assumait l’entière responsabilité de cette faille.

L’institution veut aussi tirer des enseignements de cet épisode en ayant commandé un audit de l’incident et de son organisation informatique, y compris la gestion de la sécurité. Quatre actions principales en découlent, selon le site internet de la Chambre:

  • Mettre en place un comité d’accompagnement pour élaborer une politique de sécurité du système et implémenter les recommandations des missions d’experts;
  • Nommer un responsable de la sécurité des systèmes d’information;
  • Formaliser la coopération avec des partenaires publics;
  • Compléter l’expertise interne et externe dans le domaine informatique.

Des travaux en chiffres

Satisfait d’avoir mené à bien le programme chargé de la session et de la mandature, Mars Di Bartolomeo a aussi retracé les travaux parlementaires en quelques chiffres.

138 projets de loi ont été déposés, 182 adoptés (+78 par rapport à 2016/2017) durant 59 sessions plénières. Elles ont représenté 220 heures pour les députés qui avaient déjà préparé le travail législatif durant l’une des 646 réunions en commission parlementaire. 

Sur l’ensemble de la législature 2013-2108, 3.571 réunions se sont déroulées à la Chambre, dont 236 en séances publiques. 466 projets de loi ont été déposés et 20 propositions de loi élaborées par un ou plusieurs députés. 

À noter le recours intensif à la question parlementaire dont l’objet est parfois davantage à placer au niveau communal que national. 3.962 questions ont été posées entre 2013 et 2018, dont 617 en 2017-2018, précise la Chambre.