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Économie internationale

La BRI demande de la fermeté aux banques centrales



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La BRI estime que des nuages planent sur l’économie mondiale et qu’il faut entreprendre des réformes tant que le ciel est bleu. (Photo: Licence C. C.)

La Banque des règlements internationaux plaide pour la fin des politiques généreuses mises en place par les banques centrales pour sortir de la crise financière.

À l’occasion de la présentation de son rapport annuel ce dimanche, la Banque des règlements internationaux (BRI) a envoyé différents messages à l’intention de la communauté économique et financière internationale. Son président, Agustin Carstens, a notamment estimé que l’embellie économique actuelle devait être mise à profit pour mettre en place des réformes afin de rendre la croissance solide.

Le responsable de l’institution, connue comme la banque des banques centrales, pointe des menaces qui se rapprochent, notamment les mesures protectionnistes mises en place progressivement par différents États. Il faut, selon lui, «préserver le système commercial ouvert qui a permis de grands projets à l’échelle mondiale».

Fermeté

La BRI a aussi lancé un message clair vis-à-vis des banques centrales pour qu’elles en finissent avec les politiques accommodantes mises en place pour sortir de la crise. Cité dans Les Échos, le responsable du département économique de la BRI, Claudio Borio, les a incitées à «normaliser les politiques et le faire avec fermeté».

Aux États-Unis, la Fed est déjà sur la voie du raffermissement de ses mesures alors qu’au niveau de la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé le 14 juin son intention d’en finir avec le rachat de dettes à la fin de cette année. Par contre, l’institution de Francfort veut maintenir les taux directeurs à des niveaux toujours aussi bas au moins jusqu’à la fin de l’été 2019.

Déséquilibres

La BRI note que si les conditions souples de financement de ces dernières années ont permis de surmonter la crise, elles ont aussi entraîné des déséquilibres, notamment la hausse de la dette privée et publique.

Le Mexicain Agustin Carstens a encore mis en garde contre les cryptomonnaies dont il doute de l’efficacité comme moyen de paiement. «Il faut veiller à ce que les cryptomonnaies ne puissent pas affaiblir le rôle des banques centrales.»