PLACE FINANCIÈRE & MARCHÉS — Banques

Résultats semestriels

KBL epb peut déjà penser à l’après-2015



KBL epb annonce un solide bénéfice net de 72 millions d'euros pour le premier semestre. (Photo: DR / paperJam)

KBL epb annonce un solide bénéfice net de 72 millions d'euros pour le premier semestre. (Photo: DR / paperJam)

KBL epb a réalisé un résultat semestriel qui lui permet déjà d’entrevoir la fin de l’exercice avec sérénité. Soucieux de sa croissance, il devrait annoncer une nouvelle acquisition avant la fin de l’année.

KBL European Private Bankers peut voir venir la seconde moitié de l’exercice avec confiance. Pour les six premiers mois, le groupe bancaire luxembourgeois affiche un résultat net de 72 millions d’euros. Une progression de 44% par rapport aux 50 millions enregistrés l’an dernier au premier semestre.

«Ce semestre a permis de confirmer la pertinence de notre stratégie», analyse Yves Stein, group CEO de KBL epb. Au 30 juin 2015, le montant total des actifs sous gestion et en conservation du groupe approche les 100 milliards d’euros, soit une hausse de 20% par rapport à la fin juin 2014.

Une base solide pour investir

Ces chiffres, analyse le CEO, sont liés à des résultats non récurrents, mais aussi à la progression du core operating profit. «C’est en tout cas une situation qui nous donne une très bonne base pour pouvoir investir dans les prochains mois.»

Depuis le début de l’année, KBL epb a pu réaliser l’intégration (en mai) de UBS Belgique aux activités de Puilaetco Dewaay en Belgique et a acheté la société britannique Hampton Dean (début juillet) afin de se renforcer dans l’ingénierie patrimoniale. Mais le banquier ne cache pas ses intentions de continuer à grandir, notamment par croissance externe, et a confirmé ce lundi son souhait de concrétiser un dossier d’acquisition avant la fin de cette année.

«Nous avons plusieurs dossiers sur la table, mais nous voulons continuer à grandir dans des pays où nous sommes déjà implantés», confirme Yves Stein. Selon l’analyse de Carlo Friob, CEO de la division banque privée, la France et l’Espagne, où KBL epb est déjà actif – «mais pas au niveau où nous voudrions être» –, sont des priorités. Mais les dossiers y sont rares et donc très convoités. «Il n’est donc pas exclu que cette nouvelle acquisition se fasse ailleurs», poursuit Carlo Friob.

Nous voulons continuer à grandir dans des pays où nous sommes déjà implantés.

Yves Stein, group CEO KBL epb

Le groupe bancaire luxembourgeois, que son actionnaire Qatari Precision Capital pousse à grandir, est donc conscient que sur les marchés français et espagnol, il devra peut-être continuer à se renforcer via la croissance organique ou semi-organique. Un problème? «L’exemple de notre croissance aux Pays-Bas avec Theodoor Gilissen est rassurant», tempère Yves Stein. «On disait aussi qu’on était trop petits aux Pays-Bas. Finalement, nous y sommes devenus un acteur important simplement par croissance organique et semi-organique.»

Une croissance interne qui a aussi contribué à un tiers de la hausse du volume d’emploi. Sur les 150 personnes qui sont venues renforcer les équipes, une centaine sont le fait des acquisitions (UBS et Hampton Dean), mais le groupe a aussi recruté 50 banquiers privés pour renforcer sa structure en place.