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Banque privée

KBL epb élargit son spectre au Royaume-Uni



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Le CEO de KBL epb, Yves Stein, veut poursuivre la consolidation et regarde le marché français. (Photo: DR)

KBL epb rachète la jeune société britannique Hampton Dean pour se renforcer en ingénierie patrimoniale. Elle porte son réseau britannique à six villes et profite de l’expérience de sa nouvelle entité dans la clientèle médicale.

KBL European Private Bankers (KBL epb) vient d’acquérir, par sa filiale britannique Brown Shipley, la société indépendante de planification financière agréée, Hampton Dean, basée à Nottingham. Le coût de la transaction est resté secret mais l’opération est en tout cas déjà clôturée.

Elle permet à la banque luxembourgeoise de compléter son staff d’une cinquantaine de personnes, et surtout d’accueillir une belle brochette de financial planners. «Ce n’est pas une opération en termes de volume d’affaires mais plutôt d’accroissement de compétences, notamment dans l’ingénierie patrimoniale», confirme Yves Stein, group CEO KBL epb à Paperjam.lu.

Il s’agit avant tout d’une opération destinée à accroître nos compétences.

Yves Stein, group CEO KBL epb

Cette acquisition permet aussi à la banque privée d’étendre son réseau géographique à six villes britanniques. «Un de nos objectifs reste de continuer à évoluer au niveau géographique», poursuit Yves Stein. «Nous sommes déjà dans plus de 50 villes en Europe.»

Hampton Dean est une jeune société d’un peu plus de 10 ans. Elle dispose d’une base de 4.000 clients et gère près de 660 millions d’euros d’investissement pour une large gamme de clients. «Mais elle a la particularité d’avoir développé une niche par rapport à la clientèle issue du secteur médical», note encore le CEO. «C’est un segment particulièrement intéressant pour une banque privée.»

Après l’acquisition d’UBS Belgium fin de l’année dernière, il s’agit donc d’une nouvelle étape dans la stratégie de consolidation entreprise par le groupe luxembourgeois. Il précise d’ailleurs étudier de nouvelles opportunités.

Où? «Dans certains pays, nous aimerions procéder à des acquisitions parce que nous estimons que nous y sommes trop petits. C’est clairement le cas en France. Mais nous sommes aussi demandeurs dans des pays où nous avons déjà acquis une certaine taille», explique Yves Stein. «Mais dans tous les cas, nous nous concentrons dans les pays où nous sommes déjà actifs.»