POLITIQUE & INSTITUTIONS

Crise politique

Jean-Claude Juncker «soulagé»



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Jean-Claude Juncker s'est rendu chez le Grand-Duc à 14 heures 30. (Photo: Christophe Olinger)

Jean-Claude Juncker s'est exprimé à la sortie du Conseil de gouvernement. À 14h30, il s'est aussi rendu chez le Grand-Duc, avant le congrès de son parti ce jeudi soir. Le LSAP doit tenir un congrès extraordinaire mardi prochain pour nommer une tête de liste, pour les élections anticipées du 20 octobre. Étienne Schneider est d'ores et déjà candidat au poste.

Jean-Claude Juncker s'est rendu cet après-midi chez le Grand-Duc pour lui rendre compte de la situation politique. A l'issue du colloque entre le Premier ministre et le Chef de l'Etat, un communiqué de la Cour a indiquait que le Grand-Duc «se réserve un délai de réflexion et procédera à une série de consultations», alors que la date du 20 octobre continue d'être évoquée pour la tenue des élections anticipées. Le gouvernement serait ainsi amené à poursuivre son travail en affaires courantes, selon ce scénario. 

«Je me sens bien, soulagé», avait déclaré, plus tôt dans la matinée, Jean-Claude Juncker  à la sortie du conseil de gouvernement qu'il avait convoqué.

Le Premier ministre, démissionnaire de son poste, a tenu ses propos devant de nombreux journalistes, dont des confrères étrangers, au lendemain du débat à la Chambre des députés sur le rapport de la commission d'enquête sur le SREL (Service de renseignement de l'État) qui le met en cause.

Juncker s'en remet au parti

Quant à savoir si le CSV placera le Premier ministre sortant en tête de liste, ce dernier a joué la carte collective en livrant son point de vue: «Ma candidature dépendra du souhait de mon parti.»

On pourrait en savoir davantage sur cette question lors du congrès du parti chrétien-social qui a convié ses adhérants ce jeudi soir dès 18h30 à Hesperange. Reste que la communication intitulée «Mir mam Premier» visible dès hier soir sur le site du parti donne une première indication.

Les socialistes réunis pour la tête de liste

La tâche risque, en revanche, d'être plus compliquée pour les socialistes qui se réuniront mardi prochain pour un congrès extraordinaire. Sauf retrait de l'un d'eux, Jean Asselborn (vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères) et Étienne Schneider (ministre de l'Économie et du Commerce extérieur) sont évoqués comme candidats à la tête de liste.

Au sortir du Conseil de gouvernement, le Premier s'est déclaré être «dans un bon état d'esprit», sans autre commentaire. Étienne Schneider a, quant a lui, confirmé que le gouvernement travaillerait «jusqu'au bout». Au passage, il a reproché au CSV d'avoir mis la balle dans le camp du LSAP en l'accusant d'être le méchant: «Ça, je ne l'accepte pas.»

Quant à la place convoitée, M. Schneider a déclaré qu'il souhaitait en parler avec ses collègues du parti lors de leur réunion. «Potentiellement, c'est une place qui m'intéresse», a-t-il ajouté.

Après les débats à la Chambre, les mises au point et autres passes d'armes vont débuter dans les partis pour composer les listes tout en continuant, plus que jamais, à communiquer. Les formations politiques ont en effet convié la presse à des meetings de fin de saison parlementaire. Nul besoin de préciser l'objet des discussions dans les invitations.