COMMUNAUTÉS & EXPERTISES — Communication

Parution

«Je vérifie où ça cloche»



land_1715.png

La nouvelle édition de l’hebdomadaire politique, économique et culturel Lëtzebuerger Land est en kiosques dès vendredi. (Photo: Land)

Un entretien avec Marc Hansen, au sujet de sa toute nouvelle fonction au Fonds du logement, est à découvrir dans le Land qui paraît ce vendredi. L’hebdomadaire fait aussi des pronostics sur les retombées d’un exit britannique de l’Union européenne et le point sur le commerce électronique luxembourgeois.

Un entretien sur la politique de logement, accordé au Lëtzebuerger Land et convenu en amont avec la ministre Maggy Nagel (DP), a été repris d’un jour à l’autre par Marc Hansen (DP), qui est depuis quatre semaines seulement également secrétaire d’État au ministère du Logement. Dans cet entretien, il explique son rôle au ministère («J’ai convenu avec Mme Nagel que je reprenais tout simplement tous les dossiers où ça cloche pour travailler avec un nouvel élan») ainsi que les priorités politiques. La semaine prochaine par exemple, le secrétaire d’État présentera au conseil de gouvernement un amendement au projet de loi introduisant une subvention de loyer, qui date déjà de 2011. Concernant le Fonds du logement, Marc Hansen veut «calmer la situation, aussi politiquement vis-à-vis de Daniel Miltgen, président-directeur limogé fin mars, membre du CSV». Ce que «certains fonctionnaires ont fait au Fonds ne m’intéresse pas lorsqu’il s’agit de construire le futur du promoteur public le plus important», affirme Marc Hansen.

Fictions financières

Officiellement, cela reste inavouable. On ne spécule pas sur la désintégration de l’Union européenne. Or, dans les coulisses, des scénarios sur les retombées d’un exit britannique (Brexit) sont en train d’être élaborés. Le Haut Comité de la place financière, une plateforme du lobbyisme institutionnalisé qui réunit hauts fonctionnaires et patrons de la finance, a lancé en toute discrétion un groupe de travail chargé d’établir différentes conjectures. Pour de très nombreux oracles de la place financière, le Brexit fournirait la preuve ultime que Dieu existe, et qu’il est Luxembourgeois. C’est une vision sulfureuse et iconoclaste. Mais qui, peut-être, trahit une myopie politique. Si le Brexit ne reste qu’une hypothèse, il agit comme révélateur des liens politiques et économiques entre la City et le Luxembourg. Indirectement, il fournit les coordonnées pour localiser la position de l’ancien élève modèle au sein de l’UE. Et ceci au point critique où l’intégration européenne est entrée en collusion avec le modèle d’affaires grand-ducal et où la Commission européenne, l’ancienne alliée du Luxembourg, est perçue comme puissance hostile.

Un marché à prendre

Bien que le Luxembourg abrite des géants de l’e-commerce comme Amazon, on ignore jusqu’aux statistiques les plus banales du secteur de la vente à distance autochtone. Une fédération, ecom.lu, veut y remédier. Pierre Friob en est le fondateur et le premier président. Pour ses magasins Abitare, la vente par internet représente un potentiel de croissance sur un marché géographiquement restreint. Valérie Conrot a plaqué son emploi au Mudam pour lancer denicheuse.com il y a quatre ans, un site de vente d’accessoires de mode et de bijoux surtout. Elle se réjouit de pouvoir désormais se concerter avec ses pairs. Et Jacques Lorang, fondateur du supermarché en ligne Luxcaddy, regrette les nombreux obstacles administratifs qui freinent son expansion internationale. d’Land fait le point sur le commerce électronique au Luxembourg, qui cherche à sortir de l’ombre de ses concurrents géants.

d'Land

La nouvelle édition de l'hebdomadaire politique, économique et culturel Lëtzebuerger Land est en kiosques dès vendredi.