POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Jean-Claude Juncker

«Je ne suis ni fatigué, ni malade»



Jean-Claude Juncker s'est exprimé, avec comme voisin direct Nigel Farage, figure de proue du Brexit. (Photo: Parlement européen)

Jean-Claude Juncker s'est exprimé, avec comme voisin direct Nigel Farage, figure de proue du Brexit. (Photo: Parlement européen)

Le président de la Commission européenne est monté au créneau ce mardi lors de la session plénière du Parlement européen pour se défendre en pleine tourmente post-Brexit.

Avant le sommet européen des chefs d’État et de gouvernement qui débute à 15 heures à Bruxelles, le Parlement européen est réuni ce matin en session plénière dans la capitale belge.

Tout comme pour la réunion de l’après-midi, l’agenda est consacré aux suites du référendum britannique et à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Les responsables des différents groupes politiques se sont exprimés à ce sujet. Le président de la Commission européenne également, confirmant sa position exprimée vendredi et demandant de ne pas toucher «à l’essentiel» du projet européen. Il s’est aussi défendu de n’être «ni fatigué, ni malade», face aux attaques de certains médias, notamment allemands.

Je suis triste, car je ne suis pas un robot.

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne

«À la fin du compte, nous devons respecter le souhait des Britanniques, mais il a aussi des conséquences», a indiqué Jean-Claude Juncker. «Je suis triste après le vote au Royaume-Uni. J’aurais vraiment aimé que le Royaume-Uni décide de rester avec nous, mais il en a décidé autrement.»

«Je suis triste, car je ne suis pas un robot, un bureaucrate ou un technocrate. Je suis un être humain et je regrette les résultats du référendum», a-t-il encore ajouté.

Le président de la Commission européenne a aussi enjoint le Premier ministre britannique à clarifier la situation rapidement.

Jean-Claude Juncker, cible de certains dirigeants et observateurs, a dû rappeler ses convictions et marquer sa présence à la tête de la Commission dans une période où l’organisation même et le travail des institutions européennes sont remis en question.