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La nouvelle édition de l’hebdomadaire politique, économique et culturel Lëtzebuerger Land est en kiosques dès vendredi. (Photo: Land)

Dans le Lëtzebuerger Land cette semaine, il est question de résidences fiscales, de société à un euro et du risque qu’elle entraîne, et du syndicat Prosud qui ne remplirait pas ses fonctions. Le Land paraît ce vendredi matin.

«Les Luxembourgeois seraient stupéfaits d’apprendre l’identité des grandes fortunes qui vivent au pays», confie un banquier privé dans la nouvelle édition du Lëtzebuerger Land. Les UHNWI (lisez: Ultra high-net-worth individuals pesant plus de trente millions d’euros) ont quitté la France, les pays scandinaves ou la Russie pour trouver la discrétion, l’anonymat et la sécurité. Sans oublier une fiscalité accommodante. À l’âge de la transparence et de l’échange automatique d’informations, pour qui veut continuer à profiter de la clémence fiscale luxembourgeoise, la route passera désormais par la résidence fiscale. «Sans résidence, les bricolages commencent à être vraiment difficiles», estime un expert fiscaliste. Quels seront les effets de cette réorientation du secteur bancaire sur le marché immobilier et la politique fiscale? Le Land est parti à la recherche d’indices.

L’art de conjurer les esprits avec ordinateur portable

«Ça y est!» s’est félicité cette semaine Carlo Thelen, directeur de la Chambre de commerce. C’est normal, car après tout, l’idée initiale d’introduire au Luxembourg un modèle de société au capital minimal d’un euro venait d’eux. Le ministre de la Justice Felix Braz (déi Gréng) vient de déposer le projet de loi instaurant la société à responsabilité limitée simplifiée (sàrl-s). Pour le ministre et la Chambre de commerce, cette sàrl-s permettra de stimuler cet «esprit d’entreprise» que le gouvernement, les chambres professionnelles et autres initiatives tentent de conjurer depuis des années. Il vise, disent-ils en chœur, «le gars avec le laptop» qui «se connaît bien en design» ou «fait dans le commerce électronique». Mais le projet de loi de Felix Braz permet de créer une sàrl-s pour exercer toutes les activités qui nécessitent une autorisation d’établissent, donc également artisanales et les industrielles. C’est pourquoi la Chambre des métiers et son directeur Tom Wirion sont beaucoup plus sceptiques quant à l’utilité de cet instrument que Wirion juge «potentiellement dangereux», car la«sous-capitalisation est la raison d’échec principale dans les premières années d’une société».

Les limites de la charité chrétienne

Ça fait plus d’un an que la commune de Kayl veut sortir du syndicat intercommunal Prosud. Le syndicat ne remplirait pas ses fonctions, il n’aurait plus de raison d’être, disent ses édiles. Opinion contraire toutefois auprès de la majorité des 11 communes-membres du syndicat, qui est en effet le premier et le seul au Luxembourg ayant comme objectif d’établir un plan directeur pour le développement de toute une région. Une majorité de six communes réclame que Kayl reste membre. Or, si on regarde la situation d’un peu plus près, c’est une majorité socialiste qui le réclame. Et c’était toujours le LSAP qui dirigeait Prosud. Les critiques du syndicat – et parmi eux également le maire socialiste de la commune de Kayl, John Lorent – affirment que tous ses débats tournent toujours autour des enjeux concernant Esch-sur-Alzette et Dudelange. Et qu’il y a très souvent des désaccords entre ceux des deux grandes communes Dudelange et Esch, d’autres, plus petites, comme Kayl, n’y voyant guère d’intérêt direct. Pour le LSAP toutefois, Prosud est un instrument tactique précieux pour garder l’influence politique du parti dans le Sud. Raison de plus de ne laisser partir aucune commune. Surtout pas une commune socialiste.

La nouvelle édition de l’hebdomadaire politique, économique et culturel Lëtzebuerger Land est en kiosques dès vendredi.