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Je ne suis pas réfugié, je suis...

Hamoda, 1977, Damas, Syrie



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«Ici, je peux reconstruire ma vie, réaliser mes projets», indique Hamoda. (Photo: Sven Becker )

Paperjam et Maison Moderne s’associent à l’initiative citoyenne «iamnotarefugee.lu» de Frédérique Buck et Sven Becker en présentant des portraits de réfugiés arrivés au Luxembourg et qui ont tant à nous raconter. Voici le récit de Hamoda.

J’ai été un des premiers Syriens à arriver au Luxembourg en 2012. Ici, j’ai dû recommencer ma vie à zéro. Au début, j’avais beaucoup d’énergie, de rêves et de projets. Mais j’ai vite réalisé que ma vie en tant que demandeur de protection internationale serait ardue. La dépendance économique - il est très difficile de vivre avec 25 euros par mois même si la nourriture et le logement sont pourvus - et l’isolation sociale ont été des épreuves marquantes. J’étais également très inquiet du sort de ma famille restée en Syrie.

Ma vie a basculé dans le bon sens le jour de l’obtention de mon statut de réfugié. J’ai très vite trouvé un travail, par mes propres moyens. Ce contrat a pris fin après un an, il s’agissait d’un CDD. Depuis, je suis à la recherche d’un travail, idéalement en relation avec le contact client. J’ai notamment beaucoup d’expérience en marketing. Je déteste être au chômage. J’aime être productif, j’aspire à gagner ma vie.

Je suis né une seconde fois au Luxembourg. 

J’aime le pays de tout mon cœur. Il n’y a pas de discrimination ou de haine. Pas de différenciations raciales. Je peux être moi-même et exprimer mon opinion. Ici, je peux reconstruire ma vie, réaliser mes projets.

Retrouvez l'intégralité du témoignage de Hamoda en anglais sur «iamnotarefugee.lu».

Entrez en contact avec Hamoda via alcomalimohamed@yahoo.com