POLITIQUE & INSTITUTIONS — Europe

Post-Brexit

Gramegna défend le hub luxembourgeois sur CNBC



Après le Brexit, plusieurs pays lorgnent la place de centre financier européen qu’occupe Londres. Et parmi eux, le Luxembourg que Pierre Gramegna a défendu sur CNBC.

Le Luxembourg peut-il gagner la compétition pour devenir le hub financier européen majeur après le Brexit? C’est ce que laisse entendre le site de CNBC dans un article intitulé «Voilà pourquoi le Luxembourg peut être le prochain centre financier de l’Union européenne»

En visite à Singapour, le ministre des Finances Pierre Gramegna a d’ailleurs affirmé lors d'une interview livrée à la chaîne de télévision que le Grand-Duché est prêt à jouer un plus grand rôle. «Nous avons un triple A de toutes les agences de notation», a-t-il rappelé avant de souligner la stabilité politique, économique et financière du pays.

Des ambitions en bonne posture

Le Luxembourg est déjà en bonne posture. Plusieurs sociétés ont en effet annoncé leur volonté de garder un pied en Europe en s’installant au Grand-Duché. Parmi elles, PPRO, M&G ou encore l’assureur américain AIG. Des décisions prises face à l’incertitude des conséquences liées à la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

«Le business trouve toujours des moyens de s’étendre et nous souhaitons que le Royaume-Uni soit un partenaire naturel dans cette aventure», a également commenté le ministre des Finances.

Des conséquences encore incertaines

La Première ministre britannique Theresa May devrait déclencher l’article 50 du Traité de Lisbonne d’ici la fin du mois afin de lancer officiellement la sortie du pays de l’Union européenne. Un processus qui devrait durer environ deux ans.

Mais le divorce pourrait prendre une mauvaise tournure si le Royaume-Uni venait à refuser la facture de sortie. Une première question que l’Europe devra se poser, affirme Jacob Kirkegaard, chercheur à l’Institut international d’économie de Peterson à Washington, et cité par CNBC.

Un tel refus pourrait entraîner de nombreuses complications, met en garde le chercheur, avant de conclure: «Cela va créer beaucoup d’incertitude additionnelle et une certaine volatilité des marchés financiers.»