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Présidentielle française

Frontaliers: un pass pour franchir les contrôles?



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Dupont-Aignan souhaite des contrôles aux frontières pour lutter contre le terrorisme, ainsi que les trafics de drogues et d’armes. (Photo: DR)

Après Marine Le Pen (Front national), c’est Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France) qui a défendu hier à Metz le retour des contrôles aux frontières et l’instauration d’un pass pour les frontaliers.

Le candidat de Debout la France à la présidentielle française, Nicolas Dupont-Aignan, a effectué ce lundi un déplacement en Moselle.

Eurosceptique tout comme Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan – de la même manière que la cheffe de file du Front national l’avait déjà fait il y a 10 jours à Metz – a lui aussi défendu hier le retour des contrôles aux frontières pour, a-t-il dit, «éviter l’immigration massive, les trafics de drogues, les trafics d’armes».

Affirmant vouloir «en finir avec les dérives d’aujourd’hui et resserrer les mailles du filet», Dupont-Aignan a déclaré compter sur les nouvelles technologies «pour photographier certaines plaques d’immatriculation pour éviter l’entrée de terroristes sur notre sol».

Mais pas question pour autant de poser problème aux quelque 180.000 frontaliers français qui franchissent chaque matin une des quatre frontières du Grand Est – dont 90.000 celle du Luxembourg – pour aller travailler.

Juncker «tricheur»

Pour leur faciliter le passage, le leader de Debout la France – cité par nos confrères de Loractu – a défendu des mécanismes comme «les télépéages, un badge ou une carte particulière» dont pourraient disposer ces travailleurs frontaliers.

À noter que la visite de Nicolas Dupont-Aignan à Metz est intervenue au soir même de déclarations – au micro de France Inter – pour le moins hostiles au Luxembourg.

Il en a d’ailleurs profité – selon le Républicain Lorrain – pour en remettre une couche en évoquant l’actualité et le rapport d’Oxfam sur les bénéfices réalisés par les banques dans les «paradis fiscaux».

Qualifiant dans ce cadre Jean-Claude Juncker de «tricheur», Dupont-Aignan – évoquant la désignation de l’ancien Premier ministre luxembourgeois à la tête de la Commission européenne – a indiqué: «Ils ont élu à la tête du bar à vins un alcoolique.»