ENTREPRISES & STRATÉGIES

Nouvelle fédération professionnelle

FLSU, la future voix des start-up



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Réunies, les start-up pourraient mieux faire entendre leur voix. (Photo: Shutterstock)

Information Paperjam – Jérôme Grandidier lancera ce vendredi la Fédération luxembourgeoise des startups (FLSU) pour que les sociétés innovantes puissent peser autant que les autres secteurs d’activité dans différents débats.

«Les start-up n’arrêtent pas de se plaindre… mais elles ne parviennent pas à se faire entendre.» Après avoir fait le tour de la question ces derniers mois, le président de Luxfactory, Jérôme Grandidier, a décidé de lancer une nouvelle initiative.

«Il y a une fédération pour beaucoup de choses au Luxembourg, mais pas pour permettre à ces entrepreneurs, souvent jeunes et inexpérimentés, de se retrouver dans l’écosystème. Je vais lancer une fédération luxembourgeoise des start-up, comme il en existe parfois dans d’autres pays.»

La FLSU – c’est son nom – mènera enquêtes et sondages auprès de ses futurs membres pour décider de ses actions à venir. Mais trois axes de travail se dégagent déjà. «Le financement. Malgré le poids de la place financière, on a le sentiment que cela ne fonctionne pas de manière optimale, les fonds domestiques sont plutôt faibles et on n’a pas de tax shelter», explique l’entrepreneur.

«Difficile de s’y retrouver au milieu des aides à l’innovation et autre Office du Ducroire. La fédération pourrait veiller à la transparence et à l’équité de l’accès aux aides». Enfin, ajoute celui qui a développé un pavillon luxembourgeois au Consumer Electronics Show de Las Vegas depuis deux ans, «les start-up sont ‘utilisées’ par l’écosystème pour se faire valoir. Par exemple, une structure crée un incubateur, loue à des prix très bas et croit bien faire. Mais c’est insuffisant.»

Au moins 150 start-up espérées

La FLSU entend devenir un interlocuteur reconnu auprès du ministère de l’Économie, de Luxinnovation ou de la Chambre de commerce. À condition que les entrepreneurs eux-mêmes adhèrent au projet. Sur flsu.org, les inscriptions seront gratuites et Jérôme Grandidier espère qu’au moins 150 des 300 start-up recensées au Luxembourg s’inscriront. 

Après les sondages sur leurs attentes, aura lieu une assemblée générale en juin pour désigner un conseil d’administration. 

La création sera facilitée par la House of Entrepreneurship, qui «prête» son adresse du 14 rue Érasme à Luxembourg. La fédération pourrait ensuite adhérer à la Confédération luxembourgeoise du commerce et commencer à faire entendre ses préoccupations.