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Fin d'antenne pour DNR



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Au studio de DNR, le micro reste sans voix depuis ce lundi. (Photo: regie.lu)

La bande FM compte une radio en moins. Le groupe Saint-Paul a décidé de mettre fin à l’aventure DNR ce lundi, faute de pouvoir réaliser le projet RTL2 avec le groupe du boulevard Pierre Frieden.

Une radio qui ne voit pas le jour et une autre qui débranche. Alors que le projet RTL2, débouté en sa version initiale par l’Autorité luxembourgeoise indépendante de l’audiovisuel (Alia), ne voit pas le jour, la station du groupe Saint-Paul cesse d’émettre ce lundi 31 mars.

La décision a été annoncée vendredi après-midi par Paul Peckels, président du conseil de gérance de la Société de radiodiffusion luxembourgeoise exploitant DNR créée en 1992 et émettant sur trois fréquences 102,9, 104,2 et 107,7 MHz.

«La décision fait suite à la décision de l’Alia, fin février, de refuser son aval à la réorientation prévue de la radio vers un programme en langue française», apprenait-on via les sites d’informations du groupe Saint-Paul. «L’Alia voyait dans ce projet commun (…) un risque pour la pluralité dans les médias. L’opportunité d’un recours contre la décision de l’Alia est à l’étude.»

Quid des fréquences ?

Dans son avis détaillé rendu public en date du 4 mars dernier, l’Alia en avait rejeté «la demande de modification du cahier des charges de la radio DNR» pour permettre au projet RTL2 de voir le jour, porté sur les fonts baptismaux par le groupe Saint-Paul et RTL.

L’Alia qui rendait par la même occasion sa première décision importante depuis sa création reprochait en effet plusieurs éléments dont, principalement, l’omniprésence du groupe RTL sur les ondes, le nom respect du critère linguistique (DNR était autorisée à émettre en luxembourgeois alors qu’RTL2 était prévue en français) ainsi que l’incompatibilité des trois fréquences destinées au public résident tandis que la «station pop-rock» visait également un public frontalier, soit une autre catégorie de fréquences.

Rattrapée par la réalité économique et le pragmatisme législatif, DNR éteint donc le micro. Si l’Alia reste sur sa ligne de conduite, les trois fréquences devraient faire l’objet d’un appel à candidature pour une reprise, le cas échéant. L’Alia est donc attendue sur un nouveau point dans les prochains jours.