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Femmes expatriées au Luxembourg



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10 femmes talentueuses ont parlé de leurs difficultés, mais aussi des opportunités qui se sont offertes à elles. (Photo: Maison Moderne)

Des femmes expatriées de 10 pays différents ont partagé leurs expériences de vie professionnelle et personnelle au Luxembourg. Le mercredi 29 mars, le Paperjam Club a invité 10 femmes talentueuses au Tramsschapp à cet effet. Elles ont parlé de leurs difficultés, mais aussi des opportunités qui se sont offertes à elles.

Daniela Klasen-Martin, managing director et country head of Crestbridge, se définit elle-même comme une «expatriée née»: elle est née en Italie de parents suédois, et ne s’est jamais vraiment sentie chez elle avant de s’installer au Luxembourg en 1997 avec son mari. Elle est maintenant l’heureuse maman de deux petites filles et aime le Luxembourg pour sa vaste offre culturelle et la nature à deux pas de la ville. Elle dit qu’à présent, elle se sent moins «expat».

Il faut vraiment une bonne raison pour quitter le Luxembourg.

Daniela Klasen-Martin, Crestbridge

Le docteur Catherine Larue, CEO du Luxembourg Institute of Health, a précédemment travaillé dans l’industrie et a publié de nombreux rapports sur la recherche biomédicale cardiométabolique. Catherine a bien précisé les avantages de travailler au Luxembourg: la proximité entre décideurs et acteurs, la richesse du pays lui permettant d’investir dans des technologies de pointe en matière de santé et de recherche, et le fait que les gens soient accueillants. Elle a aussi été agréablement surprise de la possibilité pour les femmes de devenir CEO ou membres de comités de direction. Catherine a néanmoins noté deux points négatifs: son mari travaille actuellement à Lille, et elle se trouve donc loin de sa famille. Mais ils se retrouvent à Paris!

Ici, le comité de direction accorde du crédit aux femmes.

Catherine Larue, Luxembourg Institute of Health

Carolina Lazo, architecte chez Slideshare, est Vénézuélienne et a étudié à l’University of California de Berkeley. Avant d’arriver au Luxembourg, elle a travaillé aux États-Unis et au Venezuela. Elle a deux enfants, travaille de chez elle mais dispose aussi d’un bureau à Hollerich qu’elle partage avec une autre expatriée.

Tous ces endroits ont leur propre beauté, et je m’y sens chez moi.

Carolina Lazo, Slideshare

Lisa McLean, managing director d’Ara City Radio, vit au Luxembourg depuis 22 ans. Elle y a élevé ses trois enfants avec son époux, allemand, et compte obtenir la nationalité luxembourgeoise en raison du Brexit – elle est d’origine écossaise. Lisa a dit au public qu’elle n’avait jamais eu de projet professionnel précis, si ce n’est de «travailler pour son propre compte». Elle a trouvé son premier boulot par le biais de contacts, et affirme que la petite taille du pays est un atout. Quand elle a créé sa première agence de communication, Ara City Radio était un client. Maintenant, elle en est à la tête. Elle a dit au public ce qu’elle conseille à ses propres enfants: «Quand les choses ne vont pas dans ton sens, c’est l’occasion de tenter autre chose.»

Se rencontrer permet de faire affaire ensemble.

Lisa McLean, Ara City Radio

Yvonne O’Reilly est fondatrice et associée active chez Avanteam Consult. Elle y travaille en tant qu’executive & systemic team coach et consultante en développement organisationnel. À 30 ans, après avoir enseigné pendant 10 ans en Irlande, elle a emménagé à Luxembourg avec son mari. Elle était enceinte à l’époque et ça ressemblait à un nouveau départ. Elle a commencé à postuler à des fonctions qu’elle ne pensait pas pouvoir occuper un jour, mais il s’est avéré que ce fut le cas, et elle entama une carrière en RH. Lorsqu’elle fut renvoyée suite à une réorganisation interne, elle prit la décision de monter sa propre entreprise en tant que coach en matière de business, ayant pour but de s’orienter vers une meilleure manière de diriger et de meilleures décisions. 

Dépasser ses propres limites: les grands changements nécessitent de grosses prises de risque.

Yvonne O’Reilly, Avanteam Consult

Kavitha Ramachandran, senior manager en charge du développement commercial et de la gestion de clientèle chez Maitland Luxembourg, a affirmé avoir toujours pensé que les prises de risque équivalaient à un comportement irrationnel. Mais ensuite, elle réalisa que les prises de risque étaient essentielles pour grandir. Elle n’a jamais eu aucun intérêt pour la musique classique indienne, mais lorsqu’on lui demanda de réaliser une émission radio sur ce sujet, elle commença à effectuer des recherches, auxquelles elle consacra une partie considérable de son temps, ce qui, d’une certaine manière, la ramena à ses racines. Sur le plan professionnel, elle pensait que le Luxembourg avait un excellent esprit entrepreneurial tout en présentant une certaine variété.

Trouver du réconfort dans l’inconfort.

Kavitha Ramachandran, Maitland Luxembourg

Rosa Villalobos, managing director chez Macquarie Infrastructure and Real Assets, a été la première femme à Luxembourg à devenir une directrice certifiée par l’Institut des directeurs du Luxembourg. C’est l’amour qui la poussa à quitter Barcelone pour le Luxembourg, mais elle commença très vite à apprécier ce pays. Ce qu’elle aime tout particulièrement, c’est que l’on peut être beaucoup plus productif ici que dans une grande ville, où enchaîner les réunions peut s’avérer extrêmement chronophage. «Il est aussi beaucoup plus facile de réseauter ici, vos connaissances vous permettent de rencontrer de nouvelles personnes, ce qui permet de rencontrer énormément de monde», affirme Rosa. Un autre avantage considérable est le fait que «toutes les plus importantes institutions financières sont situées au même endroit, et vous avez l’opportunité de faire partie d’une équipe on ne peut plus internationale.»  

Pour avoir un impact sur le long terme, il faut donner autant que ce que l’on reçoit.

Rosa Villalobos, Macquarie Infrastructure and Real Assets

Ekaterina Volotovskaya, business development leader en matière de marchés de la CEI et russes et associée chez Deloitte, a quitté Moscou pour venir s’installer au Luxembourg en 2001. 

L’Américaine Denise Voss est conducting officer chez Franklin Templeton International Services et, depuis juin 2015, chairwoman de l’Alfi. Elle est arrivée au Luxembourg en 1990 pour une période qui n’était pas censée excéder quelques mois, dans le cadre d’un programme d’échange. 27 ans plus tard, elle y vit toujours. Elle aime l’esprit de coopération existant au Luxembourg et l’équilibre vie privée-vie professionnelle.

On vient pour deux ans, et finalement, on reste.

Denise Voss, Franklin Templeton International Services

Karen J Wauters est une independent director et advisor arrivée du Canada il y a 27 ans. Elle a partagé avec le public la notion d’«expérience hybride» - le familier et l’inconnu. «Vous mélangez différents contenus et créez quelque chose de différent.» Les contacts internationaux dont on dispose ici sont, selon elle, exceptionnels. Le Luxembourg est à la fois local et ouvert sur le monde. Il est normal d’y rencontrer plus de 10 nationalités différentes en une journée!

Nous faisons partie du tissu luxembourgeois, et formons l’histoire de demain.

Karen J Wauters, independent director et advisor